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Actualités - Chronologie

Major promet aux britanniques le pays où on vit le mieux

LONDRES, 2 Avril (Reuter). — Stimulé par la remontée des conservateurs dans les sondages, John Major s’est engagé mercredi à faire de la Grande-Bretagne «le pays au monde où on vit le mieux» s’il est reconduit au pouvoir lors des législatives du 1er mai prochain.
Présentant le programme du parti Tory pour le scrutin, le premier ministre s’est engagé à opérer des réductions d’impôts, non sans réaffirmer que sa politique avait permis au pays de retrouver la prospérité.
Soucieux de dissiper l’idée que son parti est à court d’idées après dix-huit ans d’exercice du pouvoir, le premier ministre a promis d’abaisser de 23% à 20% le taux minimum de l’impôt sur le revenu.
Il a également annoncé des exonérations fiscales à hauteur de 1,2 milliard de livres (2 milliards de dollars) pour les personnes à domicile avec enfants ou parents malades à charge, en faisant valoir que cela renforcerait les valeurs familiales et viendrait en aide à ceux qui sont dans le besoin.
«Mon initiative consiste à encourager les familles à assumer leurs obligations avec dignité», a-t-il déclaré à la BBC-radio.
Dans sa préface à la plate-forme électorale, John Major a estimé que les dix-huit années de gouvernement conservateur depuis l’arrivée de Margaret Thatcher au 10 Downing Street, en 1979, avaient été «parmi les plus fructueuses de l’histoire de la Grande-Bretagne en temps de paix».
«Pourquoi alors, avons-nous encore besoin d’un gouvernement conservateur? Parce qu’il ne suffit pas de se reposer sur nos acquis», écrit John Major.
«L’immobilisme, c’est le recul. Notre objectif, c’est de faire de la Grande-Bretagne le pays au monde où on vit le mieux», ajoute le premier ministre.

Pas de risque
de surchauffe

L’opposition travailliste a critiqué les allègements fiscaux promis par ses adversaires en affirmant que leur coût s’élèverait à 5,2 milliards de livres s’ils étaient pleinement appliqués. D’après le Labour, le programme conservateur contiendrait des projets fiscaux dont le coût atteindrait au moins 13 milliards de livres par an.
«La question à laquelle M. Major doit répondre est la suivante: d’où viendra l’argent destiné à couvrir ses changements fiscaux? Pourquoi compromet-il la reprise économique (...) par un ensemble de promesses imprudentes et désespérées?» a déclaré Gordon Brown, porte-parole du Parti travailliste pour les affaires économiques.
Le Labour s’applique à surmonter sa réputation de parti dépensier et Brown a souligné que le programme de sa formation — qui sera présenté jeudi — ne comporterait aucune promesse impliquant des impôts supplémentaires.
Il a également formulé une mise en garde contre toute complaisance, à la suite d’un sondage publié par le «Guardian» qui fait apparaître que l’écart au bénéfice du Labour sur les Tories s’est réduit à 14 points, dans les intentions de vote. Le précédent sondage réalisé en mars donnait un avantage de 18 points au Labour.
L’économie britannique connaît une croissance satisfaisante après une profonde récession enregistrée au début de la décennie, mais John major a écarté les inquiétudes de ceux qui évoquent un risque de surchauffe.
«Rien ne laisse penser qu’on ait affaire à un boom incontrôlé. J’ai clairement défini la marche à suivre ces dernières années en indiquant que nous ne stimulerions pas artificiellement l’économie pour produire un boom», a-t-il dit.
Les travaillistes ont également tiré profit des fortes dissensions entre conservateurs au sujet de l’Europe, et notamment sur la question d’adhérer ou non à la monnaie unique.
Mais John Major s’est engagé à ne pas faire de «politique partisane» en excluant l’adhésion à l’euro, affirmant qu’il plaçait les intérêts du pays au-dessus des partis. Les conservateurs jugent improbable que la Grande-Bretagne se joigne à l’euro, qui doit être introduit le 1er janvier 1999, mais ils comptent participer aux pourparlers sur sa mise en place.
LONDRES, 2 Avril (Reuter). — Stimulé par la remontée des conservateurs dans les sondages, John Major s’est engagé mercredi à faire de la Grande-Bretagne «le pays au monde où on vit le mieux» s’il est reconduit au pouvoir lors des législatives du 1er mai prochain.Présentant le programme du parti Tory pour le scrutin, le premier ministre s’est engagé à opérer des réductions d’impôts, non sans réaffirmer que sa politique avait permis au pays de retrouver la prospérité.Soucieux de dissiper l’idée que son parti est à court d’idées après dix-huit ans d’exercice du pouvoir, le premier ministre a promis d’abaisser de 23% à 20% le taux minimum de l’impôt sur le revenu.Il a également annoncé des exonérations fiscales à hauteur de 1,2 milliard de livres (2 milliards de dollars) pour les personnes à...