Au nom de la défense de la famille, M. Clinton a demandé mardi au président de la Commission fédérale des Communications (FCC), Reed Hundt, d’étudier les effets sur les enfants de la reprise récente de la publicité télévisée pour les spiritueux et «de déterminer une action appropriée», une allusion claire à une interdiction légale.
Cette initiative résulte de la décision des fabricants, en novembre, de mettre fin à l’interdiction de faire de la publicité télévisée qu’ils appliquaient d’eux-mêmes depuis un demi-siècle.
Dans la pratique, cette décision n’a toutefois pas encore changé grand-chose, dans la mesure où les «networks» (chaînes commerciales) et les principales chaînes câblées ont choisi de refuser la diffusion de toute publicité pour les spiritueux.
M. Clinton craint qu’une publicité télévisée entraîne un développement rapide de la consommation de ces produits chez les enfants et les adolescents.
La publicité pour la bière n’a, en revanche, jamais fait l’objet d’aucune restriction, volontaire ou légale, et est omniprésente sur le petit écran. La publicité pour le vin, également libre, est inexistante à la télévision.
«Pendant 50 ans, vous avez maintenu cette interdiction», a-t-il déclaré à l’adresse de ces fabriquants et distributeurs de cognac, de gin ou encore de whisky, qualifiant cette attitude de «responsable».
«Pour le bien des parents et de la jeunesse, continuez s’il vous plaît à appliquer cette interdiction», a-t-il lancé lors d’une cérémonie à laquelle la Maison-Blanche avait donné la plus grande importance possible.
M. Clinton avait été réélu à la Maison-Blanche l’an dernier sur un programme dont l’une des principales composantes était la défense des valeurs traditionnelles et de la famille.
Il avait ainsi proposé diverses mesures allant du port des uniformes dans les écoles publiques à l’interdiction de la publicité pour les cigarettes visant les mineurs.
M. Hundt a déjà fait connaître son opposition à la publicité télévisée pour les spiritueux, mais la FCC est divisée à ce sujet.


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