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Actualités - Chronologie

L'or au cyanure divise les turcs

ISTANBUL, 2 Avril (AFP). — L’exploitation prévue d’une mine d’or à l’aide de cyanure près de Bergama (ouest, province d’Izmir) met aux prises depuis un an la compagnie minière franco-canadienne Eurogold et la population locale, mobilisée contre elle au nom de la protection de l’environnement.
Une campagne locale très animée des villageois a culminé en janvier dernier avec un référendum dans lequel les habitants de neuf villages de la région de Bergama, la Pergame de l’antiquité, ont dit «non» à la mine, dont la construction a été commencée par Eurogold, basée à Izmir.
Le maire de Bergama, Sefa Taskin, du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), est l’un des leaders de cette campagne. Il affirme qu’une fois ouverte, la mine pourrait causer une catastrophe écologique dans un rayon de 60 kilomètres autour des villages de Camkoy, Ovacik et Narlica, où elle doit être située.
La terre qui sera contaminée, après la séparation de l’or à l’aide de cyanure, sera entassée sur un terrain près de ces villages, selon lui. Si le cyanure s’infiltre dans les eaux souterraines, cela peut être mortel pour la nature de la région, affirme-t-il.
Depuis, la campagne a attiré l’intérêt de la presse et eu des échos en Turquie. Le week-end dernier, la Confédération des syndicats révolutionnaires d’ouvriers de Turquie (DISK, gauche) a publié un communiqué appelant les autorités à «arrêter le projet d’or au cyanure».
En même temps, un convoi d’automobilistes d’Istanbul, d’Ankara et de Bursa (ouest) s’est rendu à Bergama, pour manifester contre la construction de la mine.
Le gisement d’or d’Ovacik a un potentiel de 25 tonnes, selon Eurogold. La production annuelle de la mine, sur une superficie de 110 hectares, sera de trois tonnes.
Eurogold a terminé l’étude de faisabilité en 1992, reçu l’autorisation du ministère turc de l’Environnement deux ans après et attend le premier lingot d’Ovacik cet automne.
Le directeur général d’Eurogold, Jack Testard, a affirmé que sa compagnie avait pris des précautions importantes pour protéger la nature, qui sont «pour beaucoup de scientifiques très largement au-delà des normes». Selon lui, la méthode du cyanure est utilisée dans la production de plus de 70% de l’or dans le monde.
«On a mis une double protection, chose qui n’existe nulle part ailleurs, a déclaré M. Testard. On casse la roche, on la place dans une solution au cyanure, on récupère cette solution et on lave le sable avec un procédé spécial et ensuite on stocke ce sable avec une protection spéciale en plastique».
«On parle du cyanure (...), mais le cyanure se détruit tout seul avec le temps par oxydation», affirme-t-il.
ISTANBUL, 2 Avril (AFP). — L’exploitation prévue d’une mine d’or à l’aide de cyanure près de Bergama (ouest, province d’Izmir) met aux prises depuis un an la compagnie minière franco-canadienne Eurogold et la population locale, mobilisée contre elle au nom de la protection de l’environnement.Une campagne locale très animée des villageois a culminé en janvier dernier avec un référendum dans lequel les habitants de neuf villages de la région de Bergama, la Pergame de l’antiquité, ont dit «non» à la mine, dont la construction a été commencée par Eurogold, basée à Izmir.Le maire de Bergama, Sefa Taskin, du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), est l’un des leaders de cette campagne. Il affirme qu’une fois ouverte, la mine pourrait causer une catastrophe écologique dans un rayon de...