Le journal «al-Ayam», proche des autorités, rapporte que les 11 Bahreinis ont été arrêtés en compagnie de ressortissants d’autres pays du Golfe dans un appartement de Hawali, banlieue de la ville de Koweït, «où ils tenaient des réunions secrètes».
Le quotidien assure que les Bahreinis, des étudiants ou des employés âgés de 22 à 27 ans, font partie du «Hezbollah-Golfe» et que le but de leurs réunions était «de fomenter des troubles à Bahrein et dans d’autres pays du Golfe».
Citant des sources de sécurité au Koweït, le quotidien ajoute que les autorités koweïtiennes «envisagent de les expulser ou de les juger sur place».
«Les autorités koweïtiennes mènent des contacts avec plusieurs pays du Golfe pour connaître les ramifications et les contacts de cette cellule», affirme encore le quotidien.
Le ministère koweïtien de l’Intérieur avait annoncé dans la nuit de dimanche à lundi l’arrestation d’un groupe de non-Koweïtiens «qui planifiaient des actes illégaux portant atteinte à la sécurité de Koweït», sans autres détails.
Pour sa part, le quotidien koweïtien «al-Watan» avait rapporté que 11 Bahreinis avaient été arrêtés pour avoir «distribué des tracts et collecté des dons sans permission», ce qui «menace de porter atteinte aux relations de Koweït avec Bahrein».
Lundi, l’opposition bahreinie avait accusé les autorités koweïtiennes d’avoir arrêté le 26 mars onze Bahreinis chiites vivant dans l’émirat et exprimé la crainte qu’ils soient livrés aux autorités de Manama.
Bahrein est depuis décembre 1994 le théâtre de troubles anti-gouvernementaux épisodiques qui ont fait au moins 26 morts. L’opposition chiite réclame le rétablissement du Parlement dissous et la libération de prisonniers politiques.

