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Actualités - Chronologie

Hong Kong reste ultra-sensible aux mauvaises nouvelles de Wall Street

HONG KONG, 1er Avril (AFP). — Le «facteur Chine» justifie peut-être l’optimisme à moyen terme mais la forte chute des cours mardi a fait la démonstration que pour le moment la bourse de Hong Kong reste ultra-sensible aux nouvelles venues de Wall Street, en particulier les mauvaises.
La forte baisse de Wall Street lundi, en réaction au regain de tension sur les taux à long terme américains, a déclenché une vague de ventes en Asie et surtout à Hong Kong, où l’indice Hang Seng a perdu 3,7%, tombant très près du seuil des 12.000 points.
La très forte corrélation entre la bourse américaine et les principaux marchés asiatiques, en particulier Hong Kong, est une constante du passé, comme l’indique l’étude toute récente de Deep C. Kapur, un économiste de la firme américaine Salomon Brothers à Singapour.
«Notre analyse corrélative suggère qu’une baisse de grande ampleur aux Etats-Unis entraînerait avec elle les quatre principaux marchés asiatiques, au moins temporairement», estime cet économiste.
Pour les analystes, la question est maintenant de savoir si la forte correction redoutée à Wall Street est en marche, à la suite de la récente hausse des taux d’intérêts à court terme décidée par la Réserve Fédérale américaine pour prévenir une reprise éventuelle de l’inflation.
Le président de la Fed «Alan Greenspan a réussi à priver le marché de son excès d’optimisme, mais beaucoup de mauvaises nouvelles ont déjà été prises en compte dans les cours», estime Tony Nafte, de l’équipe de recherche de Crédit Lyonnais Securities Asia à Singapour.
Comme la plupart de ses confrères, il recommande d’attendre les prochains chiffres américains, notamment mardi l’indice des directeurs d’achat, «un indicateur clef pour Greenspan», et les chiffres du chômage vendredi.
«Le marché de Hong Kong a toujours tendance à exagérer la punition», fait remarquer Nick Anthony, analyste chez Indosuez W.I. Carr. C’est en effet le marché le plus liquide d’Asie, celui dont les investisseurs étrangers se retirent le plus vite en cas d’incertitude.
Mais une théorie en vogue récemment veut que le «facteur Chine», c’est à dire l’argent du continent venu s’investir massivement en actifs immobiliers et boursiers à Hong Kong puisse contrebalancer l’impact d’une hausse des taux américains sur la liquidité;
Pour le moment, fait remarquer Nick Anthony, «Hong Kong n’a pas la capacité de résister à Wall Street».
Le scénario de Hong Kong devenant un «marché domestique chinois» soutenu par l’afflux de capitaux du continent à la faveur par exemple d’un Mark Mobius, le gestionnaire vedette de Templeton, qui voit le Hang Seng à 20.000 points fin 1997.
Mais nous n’en sommes pas là, reconnaît M. Anthony. Il qualifie de «hautement crédible» une information publiée ce week-end à Hong Kong, affirmant que le vice-premier ministre chinois Zhu Rongji a intimé l’ordre aux banques et aux sociétés d’investissement d’Etat de cesser de financer la spéculation d’entreprises du continent dans le territoire.
«Si il y avait un effondrement des prix des actifs à Hong Kong, ces sociétés ne seraient pas capables de rembourser», explique-t-il, le gouvernement chinois jugeant sans doute maintenant qu’elles doivent «faire revenir l’argent avant qu’il ne soit trop tard».
HONG KONG, 1er Avril (AFP). — Le «facteur Chine» justifie peut-être l’optimisme à moyen terme mais la forte chute des cours mardi a fait la démonstration que pour le moment la bourse de Hong Kong reste ultra-sensible aux nouvelles venues de Wall Street, en particulier les mauvaises.La forte baisse de Wall Street lundi, en réaction au regain de tension sur les taux à long terme américains, a déclenché une vague de ventes en Asie et surtout à Hong Kong, où l’indice Hang Seng a perdu 3,7%, tombant très près du seuil des 12.000 points.La très forte corrélation entre la bourse américaine et les principaux marchés asiatiques, en particulier Hong Kong, est une constante du passé, comme l’indique l’étude toute récente de Deep C. Kapur, un économiste de la firme américaine Salomon Brothers à Singapour.«Notre...