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Actualités - Chronologie

Le spectre de la vache folle plane sur les Etats-Unis

WASHINGTON, 31 Mars (AFP). — La maladie de la vache folle inquiète de plus en plus les producteurs de viande et les associations de consommateurs américains qui viennent de demander aux autorités des mesures supplémentaires pour éviter son apparition aux Etats-Unis.
Des informations «suggèrent qu’une maladie comme l’encéphalopathie spongiforme transmissible pourrait exister chez le cochon aux Etats-Unis», a souligné la semaine passée le Consumer Policy Institute dans une lettre à l’administration pour le contrôle des produits alimentaires et des médicaments (FDA).
Selon cet organisme, des porcs abattus en 1979 présentaient «des symptômes remarquablement similaires à ceux de l’encéphalopathie spongiforme bovine» (ESB).
L’an dernier, le Dr William Hadlow, un des plus grands spécialistes de la question, s’est vu confier un cliché des tissus prélevés sur ces porcs, à partir duquel il a estimé que certains signes suggéraient une encéphalopathie, note Consumer Policy Institute. Toutefois, il a souligné qu’il ne pourrait se prononcer définitivement qu’en examinant les photos d’autres parties du cerveau.
Jusqu’à présent, les seuls cas connus d’encéphalopathie animale aux Etats-Unis ont touché des visons en 1947 et, en 1980, des daims et des élans.
Mais aucun cas de maladie de la vache folle n’a jusqu’à présent été détecté dans le pays, affirment les responsables des services sanitaires américains. L’inquiétude reste cependant très vive.
En effet, le département américain de l’Agriculture a reconnu récemment que certaines techniques utilisées dans la boucherie industrielle avaient provoqué la contamination de viande de bœuf par des os et de la moelle épinière, relançant la crainte de cas d’ESB.

Les protéines aussi

Tout en déclarant qu’il «n’avait aucune inquiétude en matière de santé publique», le responsable du service d’inspection sanitaire du département, Thomas Billy, avait ajouté que la présence d’éléments tels que des os et de la moelle épinière dans la viande de bœuf hachée constituait une violation des règles sanitaires en vigueur.
Des parlementaires américains ont par ailleurs exprimé leur inquiétude face à l’utilisation libérale de produits d’origine animale dans la production des suppléments diététiques, à un moment où des scientifiques s’interrogent sur les vecteurs de contamination de la maladie de la vache folle.
La FDA avait annoncé début janvier qu’elle entendait interdire l’utilisation de protéines provenant de ruminants dans l’alimentation destinée au bétail, afin de protéger les Etats-Unis de l’ESB. Un moratoire sur l’utilisation de ces protéines a déjà été volontairement adopté au printemps dernier par les éleveurs américains.
Le règlement interdit l’utilisation dans l’alimentation destinée aux ruminants de la quasi totalité des sources de protéine provenant de ruminants et de visons, susceptibles d’être contaminées par des encéphalopathies spongiformes bovines.
Mais pour un responsable du Consumer Policy Institute, Michael Hansen, cette interdiction devrait être étendue aux protéines venant de tous les mammifères, et la surveillance des élevages de porcs devrait être très nettement renforcée.
La reprise du débat sur la surveillance du cheptel et la remise en cause de certaines techniques utilisées en boucherie industrielle tombent en tout cas à un mauvais moment pour les Etats-Unis, en pleines négociations avec l’Union européenne pour la reconnaissance mutuelle de leurs normes sanitaires concernant la viande et le poulet.
WASHINGTON, 31 Mars (AFP). — La maladie de la vache folle inquiète de plus en plus les producteurs de viande et les associations de consommateurs américains qui viennent de demander aux autorités des mesures supplémentaires pour éviter son apparition aux Etats-Unis.Des informations «suggèrent qu’une maladie comme l’encéphalopathie spongiforme transmissible pourrait exister chez le cochon aux Etats-Unis», a souligné la semaine passée le Consumer Policy Institute dans une lettre à l’administration pour le contrôle des produits alimentaires et des médicaments (FDA).Selon cet organisme, des porcs abattus en 1979 présentaient «des symptômes remarquablement similaires à ceux de l’encéphalopathie spongiforme bovine» (ESB).L’an dernier, le Dr William Hadlow, un des plus grands spécialistes de la question,...