Le cellulaire ou comment tomber les pougsadas de Ouagadougou
le 01 avril 1997 à 00h00
OUAGADOUGOU, 31 Mars (AFP). — A peine introduit au Burkina-Faso, le téléphone cellulaire est devenu l’outil indispensable pour séduire les «pougsadas» («jeunes filles» en moré, la langue majoritairement parlée dans le pays). Les Burkinabé ont fait connaissance avec le cellulaire à la faveur du sommet France-Afrique de Ouagadougou, qui s’est tenu du 2 au 4 décembre dernier. Près d’un millier d’abonnés sont inscrits aujourd’hui au fichier de l’Office national de télécommunications (ONATEL), l’entreprise qui les commercialise. L’abonnement coûte 390.000 F-CFA (3.900 FF) avec une redevance mensuelle de 21.240 F-CFA (212,4 FF). «L’engouement est impressionnant, nous sommes submergés de demandes», note un employé. Le cellulaire se signale de plus en plus dans les cabarets, les cafés et autres lieux publics. Dans un bar populaire de la place, l’ambiance musicale est brusquement perturbée par une sonnerie: c’est un appel pour un client. Il sort son cellulaire et parle d’une voix grave: «Allo! Allo! Je ne t’entends pas... Tu as procédé au virement sur mon compte bancaire? Tu as déchargé les 10 tonnes de marchandises arrivées du port d’Abidjan?» Une scène similaire se déroule dans un restaurant chinois où, assis entre deux dulcinées, le client utilise son cellulaire pour converser dans un français approximatif. Son élocution déclenche le rire dans l’assemblée, confortée dans l’idée que les portables à Ouaga ont au moins une utilité: celle de séduire ou de «mystifier» les jeunes filles.
OUAGADOUGOU, 31 Mars (AFP). — A peine introduit au Burkina-Faso, le téléphone cellulaire est devenu l’outil indispensable pour séduire les «pougsadas» («jeunes filles» en moré, la langue majoritairement parlée dans le pays). Les Burkinabé ont fait connaissance avec le cellulaire à la faveur du sommet France-Afrique de Ouagadougou, qui s’est tenu du 2 au 4 décembre dernier.Près d’un millier d’abonnés sont inscrits aujourd’hui au fichier de l’Office national de télécommunications (ONATEL), l’entreprise qui les commercialise. L’abonnement coûte 390.000 F-CFA (3.900 FF) avec une redevance mensuelle de 21.240 F-CFA (212,4 FF).«L’engouement est impressionnant, nous sommes submergés de demandes», note un employé.Le cellulaire se signale de plus en plus dans les cabarets, les cafés et autres lieux...
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