Déclarant qu’il souhaitait à cette occasion un échange «très franc, très direct», M. Clinton a relevé au cours d’une conférence de presse que ce sommet «fait partie d’une pratique régulière que nous avons établie au fil des dernières années et qui a changé, à jamais je l’espère, la nature des relations entre la Russie et les Etats-Unis».
Le président américain a par ailleurs confié qu’un de ses «rêves pour le prochain millénaire est celui d’une Europe unie, démocratique et libre». Depuis la «naissance des Etats-nations, cela n’a jamais été le cas», a-t-il dit.
«La clé de voûte» de cette construction, a-t-il ajouté, «c’est de mettre en œuvre une relation de sécurité avec l’OTAN, une Union européenne qui s’élargisse tout en restant liée aux Etats-Unis et au Canada, non seulement sur le plan économique et politique, mais aussi en termes d’alliance pour notre sécurité».
Cela signifie également «une relation spéciale avec la Russie et n’exclut pas même la participation russe dans notre alliance commune pour la sécurité», selon lui.
«La meilleure réponse que l’on puisse donner au président Eltsine, c’est ce que nous faisons avec l’OTAN aujourd’hui», en Bosnie notamment, a-t-il ajouté.
«Nous avons mis un terme ensemble à la guerre la plus sanglante qu’ait connue l’Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale et nous le faisons avec la Russie» a-t-il dit, ajoutant «il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire avec la Russie».
Lorsqu’on parle de l’OTAN, le peuple américain doit «comprendre la sensibilité» des Russes, a ajouté M. Clinton. «Après tout, nous n’avons jamais été envahis par Napoléon ou Hitler, mais eux, si», a déclaré le président américain.


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