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Actualités - Chronologie

Athlétisme Kipketer, roi de Bercy (photo)

PARIS, 10 Mars (Reuter). — En battant à deux reprises le record du monde du 800 mètres en salle, le Danois Wilson Kipketer a survolé les championnats du monde d’athlétisme qui ont pris fin dimanche au Palais omnisports de Paris-Bercy.
Détenu depuis 1989 par le Kenyan Paul Ereng en 1’44’’84, ce record est passé à 1’43’’96 vendredi et à 1’42’’67 dimanche, jour où Wilson Kipketer s’est attribué le premier titre mondial en salle de sa carrière.
Collectionneuse de titres mondiaux en salle, la Bulgare Stefka Kostadinova a décroché sa cinquième couronne, tandis que la Mozambicaine Maria Mutola, sur 800 mètres, et le cubain Ivan Pedroso, à la longueur, remportaient leur troisième titre consécutif.
Un deuxième record du monde est tombé, celui du 4x400 mètres féminin, battu par les Russes en finale du relais (3’26’’84 contre 3’27’’22 à l’équipe nationale allemande).
La perchiste américaine Stacy Dragila a décroché le premier titre mondial féminin de la spécialité en égalant le record du monde (4,40m) de la grande favorite, l’Australienne Emma Georges, qui termine sur la deuxième marche du podium.
Héros de Bercy, Wilson Kipketer a pris lors de ces championnats une belle revanche sur le sort. L’ancien Kenyan, naturalisé danois, avait en effet été privé de Jeux olympiques, l’été dernier, alors qu’il était en attente de sa naturalisation.
Il essuyait tour à tour le refus de la fédération kenyane de le voir courir sous les couleurs danoises et celui du gouvernement danois de lui octroyer la nationalité avant qu’il ne totalise les sept ans de résidence obligatoires prévus par la loi.
Après s’être imposé de si belle manière à Paris, Kipketer, qui avait déjà obtenu un titre mondial, en plein air cette fois, en 1995, a affirmé que ce n’était pas l’argent qui le faisait courir.
«Le boulot, c’est le boulot. Je le fais comme je l’entends et non en fonction des primes versées», a déclaré le Danois, qui a empoché la prime au record (50.000 dollars) et une autre, d’un montant identique, pour son titre mondial.
«Le record ne m’obsède pas, a-t-il dit. Mais si je le bats, c’est tant mieux».
Même si ce n’est pas une obsession, il est permis de penser que Kipketer caresse le rêve de faire tomber un autre record, celui du 800 mètres en plein air, détenu depuis 1981 en 1’41’’73 par le Britannique Sebastian Coe.

Des blessures
chez les favoris

Si elle ne collectionne pas les records, Stefka Kostadinova accumule les titres à la hauteur.
La Bulgare, qui fêtera bientôt ses 32 ans, s’est offert un cinquième titre mondial en salle, qui s’ajoute aux deux déjà obtenus en plein air et au sacre olympique d’Atlanta.
En tentant 2,08m, elle a échoué de peu contre le record du monde détenu en 2,07m par l’Allemande Heike Henkel.
Maria Mutola et Ivan Pedroso ont eux réalisé le triplé.
Déja sacrée en salle en 1993 et en 1995, mais aussi en plein air en 1993, la médaillée de bronze des Jeux d’Atlanta s’est une nouvelle fois imposée sur 800m, une victoire qu’elle a dédiée à son père récemment disparu.
Ivan Pedroso s’est lui aussi octroyé une troisième couronne en forme de revanche après une année 1996 gâchée par une blessure. Champion du monde en plein air en 1995, le Cubain entend bien désormais s’attaquer au record du monde: les 8,95 m de Mike Powell.
«Je suis plus fort qu’en 1995», a-t-il déclaré, rappelant qu’il avait cette année-là sauté à 8,96 mètres, à Sestrières, un record du monde annulé par la faute d’un officiel placé dans le champ de l’anémomètre.
Ce mondial aura également été marqué par les blessures contractées par certains des prétendants au titre.
La Russe Irina Privalova a ainsi été privée d’un troisième titre en salle par un claquage à la cuisse lors de la finale du 60 mètres. Deux autres champions en titre, la cubaine Aliuska Lopez, sur 60 mètres haies, et le Canadien Bruny Surin, sur 60 mètres, subissaient le même sort.
Enfin, Ato Boldon, le médaillé de bronze olympique sur 100 et 200 mètres, chutait suite à une douleur à la jambe en finale du 200 mètres.
Au classement de ces championnats, les Etats-Unis finissent loin devant avec 16 médailles dont six d’or, devant Cuba (cinq dont trois titres) et la russie (huit dont deux titres).
PARIS, 10 Mars (Reuter). — En battant à deux reprises le record du monde du 800 mètres en salle, le Danois Wilson Kipketer a survolé les championnats du monde d’athlétisme qui ont pris fin dimanche au Palais omnisports de Paris-Bercy.Détenu depuis 1989 par le Kenyan Paul Ereng en 1’44’’84, ce record est passé à 1’43’’96 vendredi et à 1’42’’67 dimanche, jour où Wilson Kipketer s’est attribué le premier titre mondial en salle de sa carrière.Collectionneuse de titres mondiaux en salle, la Bulgare Stefka Kostadinova a décroché sa cinquième couronne, tandis que la Mozambicaine Maria Mutola, sur 800 mètres, et le cubain Ivan Pedroso, à la longueur, remportaient leur troisième titre consécutif.Un deuxième record du monde est tombé, celui du 4x400 mètres féminin, battu par les Russes en finale du...