Cette annonce intervient après la publication par le département d’Etat américain d’un rapport qualifiant Chypre et 20 autres pays de «nations majeures dans le blanchiment d’argent» et les plaçant sur une liste dite de «haute priorité».
A Chypre, «il y a une volonté politique pour combattre le blanchiment d’argent» comme en témoignent les «mesures législatives prises conformément aux règles internationales», a déclaré M. Cassoulidès, qui a rappelé le souci de son pays de préserver son statut d’«important centre offshore» dans la région.
Le porte-parole n’a pas donné de détails concernant l’enquête sur les quatre affaires supposées de blanchiment d’argent. Il a indiqué que «Chypre est assistée par des pays disposant d’experts spécialisés (en blanchiment d’argent), dont les Etats-Unis». «Nous réussirons dans notre tâche», a-t-il ajouté.
Le gouvernement de Nicosie avait rejeté les accusations du département d’Etat et affirmé que Chypre s’était dotée de lois depuis 1996 pour combattre le blanchiment d’argent.
«Quiconque, y compris le département d’Etat, détient des informations sur le blanchiment d’argent à Chypre, n’a qu’à nous les fournir afin que nous prenions les mesures nécessaires», avait affirmé le gouverneur de la Banque centrale de Chypre, M. Afxentis Afxentiou.
Il avait souligné que Chypre avait déjà pris les «mesures nécessaires pour renforcer la loi», notamment par la mise en place d’une unité formée de représentants du procureur général et du département des douanes et de la police, pour aider les banques dans les cas suspects de blanchiment d’argent.

