Selon le quotidien Alwan et des témoins, des patrouilles militaires arrêtent les voitures sur les principales artères de la capitale soudanaise pour vérifier l’identité des passagers et contraindre les jeunes en âge de faire leur service à rejoindre les camps d’entraînement.
Le gouvernement soudanais a accusé dimanche soir l’Ouganda d’avoir attaqué la ville frontalière de Kaïa, dans le sud du Soudan, quelques heures après l’annonce par la guérilla sudiste soudanaise de la prise de cette ville ainsi que de celle de Gumuli.
Selon les services de recensement militaire cités par Alwan, tous les jeunes âgés de 18 à 25 ans, à l’exception des étudiants, sont priés d’effectuer un service militaire d’une durée de 12 à 18 mois.
Les étudiants des universités suivent un entraînement militaire de trois mois avant d’intégrer un service civil dans les écoles, les hôpitaux et divers départements gouvernementaux.
Le ministre soudanais de la Défense, le général Hassan Abdul Rahman Ali, avait pourtant déclaré récemment au Parlement que les conscrits étaient employés pour des tâches administratives et «n’étaient envoyés au front que s’ils le souhaitaient».
De son côté le gouverneur de l’Etat de Mer rouge, Bedewe al-Khair Idrisse, a affirmé que la mobilisation générale se poursuivrait jusqu’à ce que «chaque pouce de territoire soit récupéré».
Dans une correspondance de Port Soudan, le quotidien indépendant Akhbar al-Youm a précisé dimanche que le gouverneur s’adressait à 5.000 recrues des Forces de défense populaire (FDP, milice pro-gouvernementale).
L’Etat de la Mer rouge est limitrophe de l’Erythrée, pays accusé par les autorités soudanaises d’avoir massé des troupes à la frontière.

