Le champion de Turquie, leader actuel de la saison régulière dans son pays avec 22 victoires pour seulement 4 défaites, est justement le détenteur de la coupe Korac, premier grand trophée obtenu par le basket turc.
Invincibles dans leur impressionnant Palais des Sports, même si Pau-Orthez est parvenu à les pousser aux prolongations pendant la phase de brassage, les Stambouliotes compteront encore une fois sur l’appui de 13.000 inconditionnels pour peser sur l’issue de cette rencontre.
Un énorme atout pour Istanbul qui, ayant terminé en tête de son groupe à l’issue de la seconde phase, bénéficiera encore de l’avantage du terrain en cas de belle le 3 avril.
Battu seulement à cinq reprises en 19 rencontres d’euroligue, Efes Pilsen a sorti le Maccabi Tel-Aviv en trois manches lors des 8e de finale alors que l’ASVEL se faisait une belle peur face à Estudiantes Madrid (75-71 lors de la belle).
A cette occasion, les Turcs ont largement eu recours au talent de leur paire d’arrières, sûrement la plus redoutable en ce moment en Europe, avec le russe Vassili Karassev et surtout Petar Naumoski, cinquième scoreur de la compétition à plus de 21 points de moyenne. Ce Macédonien naturalisé turc en est aussi le troisième passeur derrière le Villeurbannais Delaney Rudd.
Face à cette armada, où sévissent aussi de bons joueurs nationaux, l’ASVEL devra donc réaliser au moins un exploit en déplacement pour se qualifier, une mission impossible sur le papier, sauf peut-être pour cette équipe qui ne cesse d’impressionner en repoussant sans arrêt ses limites.
Au terme d’un marathon de huit matches en 21 jours, les hommes de l’entraîneur Greg Beugnot viennent de se remettre en selle pour la première place du championnat de France en profitant d’une défaite de Limoges pour revenir à un point du leader Pau-Orthez.
L’ASVEL, désormais porte-drapeau du basket français, surmonte en tout cas admirablement le handicap de la blessure de Ronnie Smith, son pivot titulaire, en début de saison.
Il a été rejoint à l’infirmerie depuis quinze jours par sa doublure Jimmy Nebot, également touché au genou.
«Tout ce qui peut désormais nous arriver, c’est du bonus!» répétait encore une fois Greg Beugnot avant de prendre la direction de la Turquie.

