— Dénoncer toute sorte de violence et encourager les femmes à signaler tous les abus.
— Elaborer de nouvelles lois (concernant le crime d’honneur par exemple), pour soutenir la cause de la femme.
— Faire appliquer les conventions internationales concernant la discrimination sexiste et la violence.
— Organiser des campagnes d’alphabétisation et d’information sur la condition de la femme sur l’ensemble du territoire.
— Porter assistance directe aux «opprimées» en créant des centres. A ce propos, la «Ligue des droits de l’homme» a mis à la disposition du rassemblement son siège de Wata Mousseitbé pour recevoir les plaintes de femmes en détresse. Libancell de son côté a offert la ligne verte 0/3 829809 pour faciliter les contacts.
— Etablir des statistiques sur la condition de la femme au Liban...
Parmi les supporters de cette action, le député Bahia Hariri, Zoya Rouhana représentant permanent du «Tribunal des femmes arabes», la présidente du «Conseil libanais des femmes» Linda Matar et la secrétaire générale du «Conseil asiatique pour les droits de l’homme» Corine Comar...
Dans une allocution, Zoya Rouhana devait souligner que «le silence est une violence en soi. Il faut lutter pour que la femme, force active au Liban, obtienne tous ses droits à l’instar de l’homme. Et l’Etat doit en assurer la protection légale...»
Bahia Hariri devait, quant à elle, mettre l’accent sur l’importance d’une étude scientifique pour délimiter les violences commises dans la société... Et d’ajouter que «bien plus que la réforme de la législation, il faut se préoccuper de faire évoluer le milieu social». Linda Matar enfin a souligné que «pour une société saine, il faudrait une femme saine d’esprit et de corps, la violence étant morale et corporelle».

