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Actualités - Chronologie

Rygby Italie défait France (40-32)

GRENOBLE, 23 Mars (Reuter). — Une semaine après son Grand Chelem au Parc des Princes, le XV de France est lourdement retombé sur terre, samedi, battu 40-32 à Grenoble par l’Italie, qui frappe avec de plus en plus d’insistance à la porte du Tournoi des Cinq nations.
Quatre essais et huit coups de botte de l’ouvreur Diego Dominguez ont offert aux Italiens la première victoire de leur histoire sur une équipe de France méconnaissable et fortement remaniée depuis son succès devant l’Ecosse.
Encore auréolées de leur titre de meilleure formation de l’hémisphère nord, les fières troupes de Jean-Claude Skrela ont d’abord brillé par leur inconstance.
Menés de bout en bout par des Italiens qui couraient après cette victoire depuis 70 ans, les Tricolores n’ont rendu le score présentable que grâce à deux essais, signés Jean-Luc Sadourny et Pierre Bondouy dans les trois dernières minutes.
«Nous avons été battus par une équipe d’Italie qui a imposé son jeu, a déclaré Pierre Villepreux, l’entraîneur assistant. Je suis déçu car la manière nous a manqué et nous avons paru empruntés et fatigués. Mais cela nous remet les pieds sur terre».
Bousculés d’entrée, pris de vitesse dans les phases de mouvement, les Français se laissaient surprendre dès la huitième minute par un débordement d’Ivan Francescato qui filait seul aplatir le premier essai italien.

Invitation

Vexés par ce départ en fanfare, les Tricolores tentaient de renverser la tendance en imposant un combat d’avants.
Mais, contre toute attente, les Italiens ne refusaient pas le duel frontal et se montraient d’une terrible efficacité dans les placages et le jeu de défense.
Un essai de pénalité transformé par David Aucagne ramenait les deux équipes à égalité, mais Julian gardner relançait la course-poursuite en marquant une nouvelle fois tandis que l’ex-Puma Dominguez passait toutes ses tentatives.
La mi-temps était atteinte sur le score inattendu de 20-13.
«Les Italiens avaient plus faim. On a trop subi, trop perdu de ballons», a commenté l’ailier Philippe Saint-André, qui effectuait son retour sous le maillot frappé du coq. «Cela me fait penser à mon premier match lorsque nous avions perdu contre la Roumanie à Auch».
«Nous avons fait une énorme prestation», a lancé, radieux, Georges Coste, l’entraîneur perpignanais de l’équipe d’Italie. «Je crois que cette équipe de France était sous un effet de décompression».
La décompression était encore plus flagrante en seconde période où les Italiens perforaient deux fois les lignes tricolores sans être inquiétés pour mener 40-20 à seulement trois minutes du terme.
Le nouvel international Pierre Bondouy avait entretenu l’espoir en inscrivant le deuxième essai des Bleus.
«Ces Italiens ont très bien joué. Ils ont su mieux adapter leur rugby et ce résultat est un peu gênant», a estimé Villepreux, souhaitant que ses joueurs repartent sur d’autres bases pour aborder la tournée en Australie en juin.
Il fallait un sursaut d’orgueil dans les ultimes phases de jeu pour que la défaite ne prenne pas l’aspect d’une humiliation.
«Nous avons démontré une impressionnante volonté, s’est exclamé Coste. Cela fait longtemps que nous voulons entrer dans le Tournoi et depuis toujours je dis à mes joueurs que seuls les résultats sur le terrain pourraient nous permettre de mériter l’invitation».
Une invitation que l’ancien capitaine français Saint-André leur lançait volontiers. «Ils méritent de rentrer dans le Tournoi dans très peu de temps».
GRENOBLE, 23 Mars (Reuter). — Une semaine après son Grand Chelem au Parc des Princes, le XV de France est lourdement retombé sur terre, samedi, battu 40-32 à Grenoble par l’Italie, qui frappe avec de plus en plus d’insistance à la porte du Tournoi des Cinq nations.Quatre essais et huit coups de botte de l’ouvreur Diego Dominguez ont offert aux Italiens la première victoire de leur histoire sur une équipe de France méconnaissable et fortement remaniée depuis son succès devant l’Ecosse.Encore auréolées de leur titre de meilleure formation de l’hémisphère nord, les fières troupes de Jean-Claude Skrela ont d’abord brillé par leur inconstance.Menés de bout en bout par des Italiens qui couraient après cette victoire depuis 70 ans, les Tricolores n’ont rendu le score présentable que grâce à deux essais,...