Cette manifestation s’inscrit dans le cadre du «mois du patrimoine» organisé par la librairie «Arche de Noé».
Avec des phrases simples et précises, Beyhum, qui fait partie du département archéologique de l’AUB, a rendu compte des travaux qui se déroulent depuis quatre ans déjà dans le centre-ville, et plus précisément dans le secteur de la Mosquée Al-Omari.
Elle a expliqué le travail de l’archéologue: comment il fait les sondages, prend les mesures, fait des croquis qui seront incorporés sur ordinateur… Comment il déplace les objets précieux, les mosaïques… Et, finalement, comment il rassemble les informations pour connaître l’histoire des civilisations passées.
Commentant chaque diapo, l’archéologue a passé en revue les fouilles sur la Place de Martyrs, le Parlement, la Place de l’Etoile, le Sérail et les traditionnels souks de Beyrouth. «Le centre-ville de Beyrouth a été durant des milliers d’années le foyer de nombreuses civilisations et son sol est riche en monuments et vestiges historiques», a souligné Mme Beyhum. «Les recherches que nous entreprenons visent à retrouver les traces du passé pour mieux connaître l’histoire de ces lieux et la manière de vie de ses habitants: leur nourriture, habitations, us et coutumes… Déjà, poursuit-elle, de précieux vestiges ont été découverts, soulignant l’importance de Beyrouth à travers les âges».
En plus de la large variété de découvertes qui peuvent être laissées sur place et incorporées dans un éventuel parc archéologique, certaines pièces seront intégrées dans l’architecture de nouveaux bâtiments ou exposés dans des jardins publics ou au Musée national, a enfin indiqué la conférencière.


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