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Actualités - Conferences Internationales

Interpol déclare la guerre aux délits contre l'enfance

BUENOS AIRES, 21 Mars (AFP). — La première conférence internationale sur les délits contre l’enfance, organisée par Interpol, qui s’est terminée cette semaine à Buenos Aires, a permis à 130 délégués de 43 pays de commencer à organiser la lutte contre les diverses formes de criminalité affectant l’enfance.
Face à une criminalité insidieuse dont «on ose enfin parler», les spécialistes d’Interpol ont défini quatre grands axes de travail: élaboration de banques de données, propositions dans chaque pays de modifications et d’adaptation des législations, développement de campagne d’éducation et spécialisation des moyens de répression.
Douze nouveaux pays (dont la Chine), sur les 177 membres d’Interpol, ont déjà fait part à Buenos Aires de leur décision de se joindre au groupe de travail permanent sur ce thème ce qui «illustre bien la prise de conscience de la société vis-à-vis d’un phénomène longtemps considéré comme tabou», soulignent les responsables d’Interpol.
Cette première conférence a notamment permis de travailler sur quatre formes de criminalité affectant l’enfance: le tourisme sexuel, l’abus sexuel des mineurs, le trafic des mineurs et la pédophilie.

Fichier image

Tous les experts présents à Buenos Aires ont déploré, unanimes, l’absence de véritables statistiques qui auraient permis de mieux définir l’ampleur de cette criminalité. «Nous allons donner la priorité à l’élaboration de bases de données, même si nous estimons que les crimes contre l’enfance actuellement traités par les services de police doivent, comme dans les affaires de drogue, ne pas représenter plus de 15 à 20% du total des affaires existantes», a estimé Miguel Chamorro, chef de cabinet du secrétariat général d’Interpol.
La Grande-Bretagne a d’ailleurs été la première à centraliser toutes les saisies de cassettes pornographiques pour élaborer un fichier image. L’inspecteur anglais Robert Mclachlan a ainsi souligné «l’urgence pour chaque pays de créer des unités spécialisées de recherches» et de «réévaluer les programmes de formation des policiers».
Le tourisme sexuel, sans doute la forme de criminalité la plus connue, pose également le problème de la réforme des législations dans de nombreux pays pour lutter efficacement contre ce phénomène. Le principe de l’extra-territorialité n’est pour l’instant reconnu que par une quinzaine de membres, soit moins de 10% des pays affiliés à Interpol. Le Polonais Henryck Handzuh, représentant de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), a ainsi réclamé «une mise à jour des législations pour rendre possible les extraditions» et «interdire la promotion de voyages à but sexuel».
En ce qui concerne le trafic des mineurs, le Britannique Muireann O’Brian, conseiller juridique de l’organisation «End Child Prostitution in Asian Tourism» (ECPAT), a dénoncé l’existence de nombreuses filières, notamment entre le Brésil et l’Italie, et l’Amérique centrale et l’Europe, ainsi que la vente — ou l’adoption — d’enfants en général transformés en véritables esclaves.
Enfin, tous les délégués ont pris conscience de la nécessité de développer un vaste programme d’aide à des victimes, qui subissent un important traumatisme, à travers un soutien psychologique et une aide matérielle, les pédophiles profitant souvent de la pauvreté de leurs victimes pour arriver à leurs fins.
BUENOS AIRES, 21 Mars (AFP). — La première conférence internationale sur les délits contre l’enfance, organisée par Interpol, qui s’est terminée cette semaine à Buenos Aires, a permis à 130 délégués de 43 pays de commencer à organiser la lutte contre les diverses formes de criminalité affectant l’enfance.Face à une criminalité insidieuse dont «on ose enfin parler», les spécialistes d’Interpol ont défini quatre grands axes de travail: élaboration de banques de données, propositions dans chaque pays de modifications et d’adaptation des législations, développement de campagne d’éducation et spécialisation des moyens de répression.Douze nouveaux pays (dont la Chine), sur les 177 membres d’Interpol, ont déjà fait part à Buenos Aires de leur décision de se joindre au groupe de travail permanent sur...