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Actualités - Chronologie

Y a-t-il une vie sur mars? Les scientifiques sont divisés

WASHINGTON, 20 Mars (AFP). — Le débat sur la présence de traces de vie dans une météorite provenant de Mars, ouvert l’été dernier par une annonce surprise de la NASA, n’a toujours pas trouvé de conclusion lors d’une réunion de spécialistes, au centre spatial Johnson (JSC), près de Houston (Texas).
«Il est trop tôt pour tirer une conclusion définitive» et «personne ne connaît la vérité à l’heure actuelle», a estimé dans une conférence de presse Douglas Blanchard, directeur du département de l’exploration du système solaire à JSC.
L’un des scientifiques à l’origine de la découverte d’éléments pouvant laisser penser à des traces de vie, Everett Gibson, s’est déclaré pour sa part sûr à 90% que des micro-organismes ont bien vécu sur la planète rouge.
«Nous nous sentons plus sûrs qu’au moment de la publication» de la découverte, a-t-il dit.
A l’appui de ses assertions, il a d’abord rappelé que deux récentes études publiées dans la revue «Science» affirmaient que les températures à la surface de Mars au moment de la formation de cette roche étaient compatibles avec l’éclosion de la vie.
Il a également répondu à ceux qui considéraient que des organismes aussi petits que ceux qui auraient laissé des traces dans la météorite ALH 84001 ne pouvaient pas exister: depuis l’été dernier, des organismes de cette taille ont été découverts sur terre.
Kathie Thomas-Keprta, une géologue également à l’origine de la découverte, a déclaré clairement que «la taille et la chimie» des éléments examinés dans les carbonates sont «très similaires» à ceux, d’origine bactérienne, que l’on peut observer sur terre dans certaines roches.
Pas du tout, a rétorqué Ralph Harvey, un scientifique de la Case Western Reserve University de Cleveland (Ohio), pour qui «il existe des preuves très concluantes» que les traces observées dans la magnétite de la météorite «ne peuvent pas être d’origine biologique».
«Aucun des sulfites (présents dans la météorite) ne provient d’une activité biologique», a insisté pour sa part Charles Shearer, de l’Université du Nouveau Mexique.
Les scientifiques n’ont pas éliminé également la thèse d’une contamination de la météorite après sa chute dans l’Antarctique.
Partisans et opposants à la thèse de la présence de restes de micro-organismes dans la météorite ALH 84001 sont donc restés sur leurs positions, tombant seulement d’accord sur le fait que même si l’on n’en trouve aucune trace, une certaine forme de vie a pu exister sur Mars.
WASHINGTON, 20 Mars (AFP). — Le débat sur la présence de traces de vie dans une météorite provenant de Mars, ouvert l’été dernier par une annonce surprise de la NASA, n’a toujours pas trouvé de conclusion lors d’une réunion de spécialistes, au centre spatial Johnson (JSC), près de Houston (Texas).«Il est trop tôt pour tirer une conclusion définitive» et «personne ne connaît la vérité à l’heure actuelle», a estimé dans une conférence de presse Douglas Blanchard, directeur du département de l’exploration du système solaire à JSC.L’un des scientifiques à l’origine de la découverte d’éléments pouvant laisser penser à des traces de vie, Everett Gibson, s’est déclaré pour sa part sûr à 90% que des micro-organismes ont bien vécu sur la planète rouge.«Nous nous sentons plus sûrs qu’au...