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Actualités - Chronologie

Allemagne : Hoesch-Krupp veut avaler Thyssen

ESSEN (Allemagne), 18 Mars (AFP). — Le groupe sidérurgique allemand Hoesch-Krupp a annoncé mardi qu’il voulait prendre le contrôle de son rival Thyssen, visant ainsi à dominer les trois quarts de la production allemande d’acier, tandis que Thyssen affirmait sa détermination à contrer l’opération.
Le président du directoire de Fried. Krupp AG Hoesch-Krupp, Gerhard Cromme, a confirmé à Essen une information révélée dès lundi soir par Thyssen qui dénonçait la préparation d’une «prise de contrôle hostile».
Ce projet de fusion des deux grands noms de la sidérurgie allemande a déchaîné la colère des salariés, qui craignent la suppression de dizaines de milliers d’emplois. Quelque 3.000 sidérurgistes de Thyssen ont débrayé dès mardi matin à Duisbourg, où la production s’arrêtait, tandis que M. Cromme essuyait des jets d’œufs de manifestants venus exiger des explications sur ses projets devant le siège du groupe à Essen.
Dans une lettre distribuée aux salariés, le président du directoire de Thyssen Dieter Vogel et celui du comité d’entreprise Georg Bongen ont dénoncé Thyssen Dieter Vogel et celui du comité d’entreprise Georg Bongen ont dénoncé «des méthodes dignes du Far West», tout en assurant qu’il n’y a «pas de raison de se résigner» et qu’ils cherchaient avec leurs «partenaires économiques et politiques les possibilités de contrer efficacement cette tentative de prise de contrôle hostile». «Cela n’a pas de sens de détruire un groupe qui marche bien (...) L’enjeu est l’avenir de dizaines de milliers d’emplois chez Thyssen et Krupp», ont—ils ajouté.
Ils ont évoqué un montant de 8 à 9 milliards de DM pour une prise de participation majoritaire dans Thyssen.
Le projet a entraîné la suspension des actions des deux groupes à la bourse de Francfort mardi. Les actions de Thyssen et Hoesch-Krupp avaient terminé lundi à la clôture de la séance officielle à respectivement 346,80 DM et 272 DM. Mais sur le marché noir, mardi, l’action Thyssen montait à 390 DM, selon un analyste de l’Independant Research, Juergen Trojan.
Selon plusieurs analystes, l’OPA de Krupp pourrait réussir et serait judicieuse grâce aux effets de synergie. «C’est tout à fait plausible que Krupp aboutisse au résultat voulu», a estimé Karsten Tripp, analyste à la banque Trinkaus+Burkhardt. «Le financement de l’opération est très bon marché en ce moment parce que les taux d’intérêt sont bas et les cours boursiers très élevés. Krupp pourrait faire une augmentation de capital», a-t-il expliqué.
Déjà en 1991-92, Krupp avait pris le contrôle de Hoesch, malgré le tollé provoqué par ce rachat accompagné de suppressions d’emploi.
De son côté, le comité d’entreprise de Thyssen indiquait que le prix par action offert par Hoesch-Krupp serait entre 400 DM et 450 DM. M. Bongen a appelé les «actionnaires traditionnels» du groupe à ne pas céder à la tentation.
ESSEN (Allemagne), 18 Mars (AFP). — Le groupe sidérurgique allemand Hoesch-Krupp a annoncé mardi qu’il voulait prendre le contrôle de son rival Thyssen, visant ainsi à dominer les trois quarts de la production allemande d’acier, tandis que Thyssen affirmait sa détermination à contrer l’opération.Le président du directoire de Fried. Krupp AG Hoesch-Krupp, Gerhard Cromme, a confirmé à Essen une information révélée dès lundi soir par Thyssen qui dénonçait la préparation d’une «prise de contrôle hostile».Ce projet de fusion des deux grands noms de la sidérurgie allemande a déchaîné la colère des salariés, qui craignent la suppression de dizaines de milliers d’emplois. Quelque 3.000 sidérurgistes de Thyssen ont débrayé dès mardi matin à Duisbourg, où la production s’arrêtait, tandis que M. Cromme...