«Plusieurs interlocuteurs anonymes ont reproché à Mme Arbel d’avoir ordonné une enquête sur cette affaire et l’ont menacée de mort si elle continuait à s’en occuper. Une protection renforcée de la police lui a donc été accordée», a-t-on précisé.
Le scandale porte sur la nomination controversée en janvier d’un conseiller général du gouvernement, Me Ronni Bar-On, un proche du parti Likoud du premier ministre Benjamin Netanyahu. Me Bar-On avait présenté sa démission avant même de prendre ses fonctions en raison des remous qu’avait provoqués sa nomination.
Selon la télévision publique, le chef du parti ultra-orthodoxe Shass, Arié Déri, a soumis l’appui de sa formation à l’accord israélo-palestinien sur Hébron, à la nomination de Me Bar-On comme conseiller juridique du gouvernement, avec la promesse ou l’espoir que ce dernier lèverait les charges pesant depuis sept ans contre lui dans une affaire d’escroquerie.
Mme Arbel a ordonné une enquête qui doit en principe s’achever cette semaine, et à l’issue de laquelle la police présentera ses recommandations au procureur de l’Etat et au conseiller juridique du gouvernement, Elyakim Rubinstein, qui décideront le cas échéant d’inculpations.
Selon des fuites de presse, plusieurs personnaltiés de l’entourage de M. Netanyahu pourraient être visées, notamment M. Déri, le ministre de la Justice Tzahi Hanegbi et le directeur général de la présidence du Conseil Avigdor Lieberman.
M. Netanyahu avait été interrogé par la police dans le cadre de l’enquête, mais selon la presse, il ne serait pas impliqué dans ce scandale.

