Cette comète devrait revenir dans 2.380 ans, selon l’Américain Don Yeomans, du Jet Propulsion Laboratory. Hale-Bopp a été «découverte» en juillet 1995 par deux astronomes américains, Alan Hale et Thomas Bopp. Elle était alors à 3,4 milliards de km de la terre et faisait route vers le système solaire.
Sa luminosité augmentant rapidement, Hale-Bopp s’annonçait comme une comète très brillante lors de son passage au plus près du soleil et de la terre. Après une période d’invisibilité, cachée par le soleil ou trop proche de lui pour être facilement observable (de novembre à janvier), Hale-Bopp a réapparu, toujours plus lumineuse. Contrairement à d’autres comètes de ces dernières années, elle tient ses promesses.
Hale-Bopp sera au maximum de sa luminosité fin mars-début avril, quand elle sera au plus près de la terre (à 195 millions de km), le 23 mars, et, surtout, quand elle sera au point de son orbite le plus proche du soleil, à 18 millions de km, le 1er avril.
Elle devrait alors atteindre la magnitude -1, ce qui la placerait au 3e rang des comètes les plus brillantes depuis l’an 1400, après Sarabat (magnitude -3), en 1729, et la comète de 1577 (magnitude -1,8).
Hale-Bopp possède une orbite inclinée de près de 90 degrés par rapport à l’écliptique (plan dans lequel se déplacent les astres du système solaire). Ainsi, venant du sud, elle se dirige vers le soleil, qu’elle va contourner avant de plonger de nouveau vers le sud.
Visible à l’aube en France vers le nord-est jusqu’à la fin février, Hale-Bopp a basculé depuis et sera observable, dans quelques jours, une heure après le coucher du soleil, dans la constellation du Lézard, puis dans celle d’Andromède, et ce jusqu’au 10 avril, toute la nuit. Alors qu’elle était jusqu’à maintenant visible dans l’hémisphère sud et aux basses latitudes dans l’hémisphère boréal, ce mois-ci et en avril, elle ne sera plus observable que dans l’hémisphère boréal.
Au-dessus du 40e parallèle (au nord du centre de l’Espagne), elle sera bien visible toute la nuit, fin mars et début avril, une heure après le coucher du soleil et jusqu’à une heure avant son lever, la lumière lunaire ne gênant pas son observation. A partir du 10 avril, elle ne sera plus visible que le soir et tôt le matin, et vers le 20, le soir seulement. Après juin, elle ne sera plus observable sous nos latitudes.
Ses deux queues — sa queue de plasma (résultat de l’interaction des particules de la comète avec le vent solaire) et sa queue de poussières (produite par la réflexion de la lumière solaire sur les poussières laissées sur son passage par Hale-Bopp) — sont visibles. Leur taille est évaluée actuellement à 3 millions de km.
Le noyau de Hale-Bopp aurait une quarantaine de km de diamètre et sa chevelure, ou coma, à la structure complexe (elle comprend six jets, actuellement inexpliqués) un diamètre de 100.000 km. Sa période de rotation serait voisine de 11,5 jours.

