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Actualités - Opinion

Vient de paraître "La Voix des anges" d'Anne Rice

Dans l’Italie du XVIIIe siècle, l’art lyrique prend la fureur fervente d’un culte national. La Venise de Vivaldi, la Naples du Pergolèse et la Rome du Metastase se disputent la suprématie. Tel est le fil conducteur de «La Voix des anges», l’épopée hallucinante de deux castrats «dévirilisés avec une cruauté chirurgicale digne de l’Inquisition» et aussitôt jetés par une parentèle effrayante dans le chaudron d’une ambition forcée. Dès les premières pages, le ton est donné: «Si un castrat n’a pas une belle voix, il ne lui reste qu’à mourir». La première édition de ce livre date de 1982. Depuis, Anne Rice s’est taillé une réputation universelle avec ses histoires de vampires. Ici, dans cette fresque opulente, le diabolisme de Rice s’en prend surtout à «l’angélisme turbulent des asexués». A la table des matières donc: prose digne de Sade, profusion de personnages, pléthore d’intrigues amoureuses et savoir musical.
Dans l’Italie du XVIIIe siècle, l’art lyrique prend la fureur fervente d’un culte national. La Venise de Vivaldi, la Naples du Pergolèse et la Rome du Metastase se disputent la suprématie. Tel est le fil conducteur de «La Voix des anges», l’épopée hallucinante de deux castrats «dévirilisés avec une cruauté chirurgicale digne de l’Inquisition» et aussitôt jetés par une parentèle effrayante dans le chaudron d’une ambition forcée. Dès les premières pages, le ton est donné: «Si un castrat n’a pas une belle voix, il ne lui reste qu’à mourir». La première édition de ce livre date de 1982. Depuis, Anne Rice s’est taillé une réputation universelle avec ses histoires de vampires. Ici, dans cette fresque opulente, le diabolisme de Rice s’en prend surtout à «l’angélisme turbulent des asexués». A...