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Actualités - Chronologie

Les fabricants d'armes investissent aux Emirats pour décrocher des contrats

ABOU DHABI, 13 Mars (AFP). — Les fabricants d’armes du monde entier investissent des centaines de millions de dollars aux Emirats arabes unis, dans l’espoir de décrocher des contrats, malgré des conditions draconiennes.
Ces entreprises sont tenues d’investir en vertu d’un programme de compensation dit «offset» qui impose aux fournisseurs d’armes de monter des projets civils et non pétroliers en partenariat avec le secteur privé local, de manière à générer 60% de la valeur des contrats d’armement, sur une durée de sept ans.
Mais d’autres compagnies prennent l’initiative d’investir avant même de décrocher un contrat, afin de maximiser leurs chances face à la concurrence, une pratique dite «pré-offset» qui devient de plus en plus fréquente, stimulée par les grandes commandes d’armes que les Emirats s’apprêtent à passer.
Newport News (Etats-Unis) a ainsi investi en 1994 dans un chantier naval de 47 millions de dollars, dans l’espoir de décrocher une commande de frégates.
L’avionneur espagnol CASA, en compétition pour un contrat d’avions de surveillance maritime, vient d’inaugurer une usine de brique et de dalles, d’un coût de 8,1 millions de dollars.
D’après le directeur adjoint du programme offset des Emirats, UAE offsets Group (UOG), M. Mohammad al-Mazroui, près de 20 projets ont été montés ou sont en cours de montage jusqu’à présent dans le cadre du programme, totalisant des investissements de 1,3 milliard de dirhams (354 millions de dollars).
«Ceci est une somme importante si on prend en considération la période de temps qui s’est écoulée depuis l’introduction du programme», en 1990, a affirmé M. Mazroui, ajoutant que ces investissements pourraient doubler d’ici l’an 2000 en fonction des nouvelles commandes.
L’industrie s’attend que les Emirats choisissent entre les constructeurs américains, britanniques, français, néerlandais et allemands pour commander six patrouilleurs lors du salon de l’armement terrestre et maritime IDEX 97 qui s’ouvre dimanche à Abou Dhabi.
La compagnie américaine Lockheed Martin et l’avionneur français Dassault sont en lice pour fournir aux Emirats près de 80 avions de combats, un marché qui pourrait atteindre 6 mds de USD.
Les firmes étrangères grognent contre les conditions du programme offset des Emirats, le plus dur du Moyen-Orient mais elles s’y plient malgré tout, Abou Dhabi estimant la valeur de ses achats militaires à 10 mds de USD sur cinq ans.
La législation exige que tout investisseur prenne un partenaire local qui détienne au minimum 51% des actions. Les représentants des constructeurs disent avoir du mal à intéresser les hommes d’affaires émiratis à des investissements industriels à long terme.
Les contrats offset doivent être exécutés sur une durée de sept ans, mais la durée peut être modifiées en accord avec le partenaire étranger.
Les entreprises qui n’arrivent pas à honorer leurs obligations dans les délais, doivent payer des pénalités qui peuvent atteindre 8,5% de la somme qui reste à générer. Abou Dhabi suspendrait également le paiement des armes.
Mais malgré ces conditions, «les investissements continuent à affluer» aux Emirats, selon un responsable de l’UOG.
«Dans le passé les fournisseurs d’armes venaient juste livrer les armes et prendre leur argent», ajoute-t-il. Les Emirats ne veulent plus être «un simple marché de consommation» et cherchent des partenariats industriels.
Le plus grand engagement dans le programme offset est jusqu’à présent celui de la firme française GIAT Industries qui a remporté un marché de 3,8 millions de dollars, en 1993, pour fournir 436 chars Leclerc à Abou Dhabi. GIAT affirme avoir déjà rempli 40% de ses obligations.
ABOU DHABI, 13 Mars (AFP). — Les fabricants d’armes du monde entier investissent des centaines de millions de dollars aux Emirats arabes unis, dans l’espoir de décrocher des contrats, malgré des conditions draconiennes.Ces entreprises sont tenues d’investir en vertu d’un programme de compensation dit «offset» qui impose aux fournisseurs d’armes de monter des projets civils et non pétroliers en partenariat avec le secteur privé local, de manière à générer 60% de la valeur des contrats d’armement, sur une durée de sept ans.Mais d’autres compagnies prennent l’initiative d’investir avant même de décrocher un contrat, afin de maximiser leurs chances face à la concurrence, une pratique dite «pré-offset» qui devient de plus en plus fréquente, stimulée par les grandes commandes d’armes que les Emirats...