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Actualités - Chronologie

Audition des premiers témoins au procès du britannique Frank Williams



IMOLA (Italie), 11 Mars (AFP). — Le tribunal d’Imola, au nord de l’Italie, a commencé mardi l’audition des premiers témoins appelés à comparaître dans le procès devant établir les causes de la mort du pilote automobile brésilien Ayrton Senna, le 1er mai 1994, lors du Grand Prix de Saint-Marin à Imola.
Lors de la quatrième audience du procès au Britannique Frank Williams, à deux dirigeants de son écurie de Formule 1 et à trois responsables du circuit d’Imola, le procureur de Bologne Maurizio Passarini a demandé à l’inspecteur de police Stefano Stefanini de faire le compte-rendu détaillé de ses enquêtes sur cette affaire.
M. Stefanini a été un des premiers à examiner le bolide, après l’accident. Il a rappelé que la monoplace Williams-Renault avait été modifiée avant la course fatale mais il a indiqué qu’elle l’avait été aussi l’année précédente, lors d’essais. Des fissures sur les suspensions postérieures avaient été alors réparées par application d’une plaque de métal et l’habitacle avait été «limé» parce que le pilote s’était plaint de ne pas avoir assez d’espace.
Le procureur Passarini a alors pris la parole pour réaffirmer sa thèse d’accusation selon laquelle la mort du pilote est due à des interventions artisanales sur le véhicule.
«Je ne dis pas que l’intervention sur les suspensions a causé l’accident mais je constate que ces voitures très sophistiquées sont réparées avec une simple plaque de métal», a relevé le procureur. Celui-ci estime que la modification artisanale de la colonne de direction, qui s’est cassée pendant la course, est la cause de l’accident mortel.
Seul l’administrateur de la société gérant le circuit d’Imola, Federico Bendinelli, était présent mardi dans la salle de tribunal d’Imola spécialement aménagée pour ce procès. Les autres accusés étaient représentés par leurs avocats.
De son côté, Oreste Dominioni, avocat de Frank Williams, est intervenu pour tenter de démontrer que l’enquête n’avait pas été suffisamment poussée sur la question du circuit et en particulier sur les mauvaises conditions de l’asphalte de la piste.
La ligne de défense de l’écurie Williams consiste à réfuter la thèse de la responsabilité du véhicule mal modifié dans l’accident, retenue par la justice italienne, et à mettre en cause le circuit en se référant notamment à un film amateur du 9 mars 1994. On y voit Ayrton Senna se plaindre auprès du directeur du circuit, Giorgio Poggi (coaccusé d’homicide involontaire) de l’état de l’asphalte.
L’inspecteur Stefanini a répondu que des travaux avaient été effectués pour remettre en état la piste dès le lendemain, mais, interrogé par Me Dominioni, il a reconnu qu’aucun responsable du circuit d’Imola n’avait été interrogé sur cet épisode.
Roberto Landi, avocat de M. Bendinelli, est intervenu à son tour pour affirmer que ce qui comptait c’était l’état de la piste le 1er mai, reconnue comme conforme aux normes de la Fédération automobile internationale (FIA), et non le 9 mars avant les travaux de remise en état.
Le procès s’est ouvert le 20 février. Les six accusés risquent six mois à cinq ans de prison.
IMOLA (Italie), 11 Mars (AFP). — Le tribunal d’Imola, au nord de l’Italie, a commencé mardi l’audition des premiers témoins appelés à comparaître dans le procès devant établir les causes de la mort du pilote automobile brésilien Ayrton Senna, le 1er mai 1994, lors du Grand Prix de Saint-Marin à Imola.Lors de la quatrième audience du procès au Britannique Frank Williams, à deux dirigeants de son écurie de Formule 1 et à trois responsables du circuit d’Imola, le procureur de Bologne Maurizio Passarini a demandé à l’inspecteur de police Stefano Stefanini de faire le compte-rendu détaillé de ses enquêtes sur cette affaire.M. Stefanini a été un des premiers à examiner le bolide, après l’accident. Il a rappelé que la monoplace Williams-Renault avait été modifiée avant la course fatale mais il a indiqué...