Selon le responsable de cette agence spécialisée de l’ONU, commentant mardi dans un communiqué publié à Genève l’annonce récente du clonage d’une brebis adulte en Ecosse, «ces principes incluent notamment le respect de la dignité de la personne humaine et la protection de la sécurité du matériel génétique humain».
M. Nakajima insiste cependant dans le communiqué de l’OMS sur le fait que «l’opposition au clonage humain ne doit pas conduire à une interdiction indifférenciée de toutes les formes de clonage et de recherche».
Il rappelle qu’en 1992, le programme spécial sur la recherche en reproduction humaine (HRP) avait étudié les aspects techniques de la procréation médicalement assistée et les questions éthiques qui s’y rattachent.
Ce groupe avait réaffirmé «le droit pour chacun de tirer profit du progrès scientifique» et la nécessité «de respecter la liberté indispensable à la recherche scientifique et à l’activité créatrice».
Mais le groupe avait aussi souligné que «l’accord est universel en ce qui concerne la nécessité d’interdire les formes extrêmes de l’expérimentation telles que le clonage humain, la fécondation interspécifique, la création de chimères et, pour le moment, la modification du génome des cellules germinales».
«L’OMS souhaite que ces principes directeurs puissent être retenus comme point de départ du débat public requis tant au niveau national qu’international pour établir les normes et définir les limites indispensables», souligne le directeur général qui indique que son organisation prendra l’initiative de ce débat.
Un groupe d’examen scientifique et éthique du programme HRP conduira le travail sur les aspects éthiques de la recherche en santé reproductive qui traitera du clonage à sa prochaine session du 23 au 25 avril.
Il s’agira d’une consultation importante en vue des consultations nationales et régionales qui seront ensuite organisées pour définir les valeurs communes pour un code de bonne conduite et des législations.
Une première consultation se tiendra début avril à Bangkok et l’OMS souhaite rassembler une population aussi large que possible à ce processus de concertation, a conclu le Dr Nakajima.


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