mA midi (11h00 GMT), le mouvement a été suivi par 29% des 3.336 salariés présents à Cléon, et 24% des 3.226 présents à Sandouville, les deux usines de Seine-Maritime, a précisé la direction.
Au Mans, dans la Sarthe, en chômage technique vendredi, 1.686 salariés, sur 4.275 présents, soit 39,44%, avaient débrayé la veille.
A Flins, en région parisienne, également en chômage partiel, l’appel n’a pas été relayé par les syndicats locaux.
La CFDT fait pour sa part état de «débrayages importants» au centre d’études de Lardy, dans l’Essonne, où 500 des quelque 800 à 900 salariés présents auraient suivi l’appel syndical.
Un millier des 2.500 salariés du centre d’études de Rueil, également en région parisienne, auraient fait de même, selon cette même source qui avait comptabilisé 50% de grévistes au Mans, la veille.
A ETG, ex-Chausson, filiale du groupe, le taux de grévistes aurait atteint 95%, selon le syndicat.
Les horaires de débrayages devaient être très différents selon les sites et les prises de service.
L’appel a été lancé pour protester contre la décision de la direction de fermer le site de Vilvorde, en Belgique, où 3.100 emplois sont menacés.
Un plan social portant sur 2.765 suppressions d’emplois en France devrait aussi être annoncé officiellement lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire, le 13 mars.
Décision «brutale,
dure, douloureuse»
Le P-DG du groupe, Louis Schweitzer, a répété vendredi matin que la fermeture du site belge était une décision irréversible, condition indispensable à l’équilibre de la firme.
«La décision a été prise en pensant à l’intérêt de l’ensemble des salariés et de la firme Renault. Cette décision est nécessaire à mes yeux à l’avenir de Renault», a-t-il dit sur Europe 1.
«On peut toujours différer ou retarder quelque chose qui est nécessaire mais je pense que si on le fait, on compromet l’avenir de l’ensemble de la firme (...) Si on ne fait rien, l’entreprise mourra. C’est cela que je veux éviter», a-t-il affirmé, en rappelant que 140.000 personnes travaillaient encore chez Renault.
Louis Schweitzer s’est aussi défendu d’avoir manqué de tact dans la manière d’annoncer la fermeture de Vilvorde.
«On sait que ce sera un moment difficile, on sait que ce sera un moment douloureux, d’abord pour les 3.100 personnes concernées», a-t-il dit. «Il m’aurait paru malhonnête de les entretenir d’illusions».
«Cette décision est brutale, dure, douloureuse sur le fond. Il n’y a pas de méthode douce pour annoncer quelque chose d’aussi important», a-t-il ajouté. «La réalité est rude, dure, mais les faits sont têtus».
Les principaux syndicats belges et français du groupe ont appelé l’ensemble des salariés à manifester devant le siège du constructeur automobile, à Boulogne-Billancourt, le 11 mars, date d’un comité de groupe européen extraordinaire.
La coordination Force ouvrière de Peugeot a apporté vendredi son soutien aux salariés de Renault, en condamnant la fermeture de l’usine de Vilvorde.
Dans un communiqué, elle soutient les démarches de la Fédération FO Métaux et de la Fédération européenne des métallurgistes «pour ouvrir des discussions au niveau européen pour l’ensemble des problèmes sociaux et industriels de la branche automobile et équipementiers face aux gains de productivité et aux suppressions d’emploi», prévues dans le secteur, en Europe.


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