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Actualités - Reportage

Aux states et au Canada le sirop d'érable a sa propre saison

WASHINGTON-Irène Mosalli
Il y a les vendanges, la cueillette des olives, le temps des cerises et aux Etats-Unis, comme au Canada, le temps du sirop d’érable. Cette saison «sucrée» débute fin février et s’étend jusqu’au mois d’avril. C’est à ce moment que les érables, nombreux en Amérique du Nord, donnent la sève qui sert à fabriquer le très populaire sirop (Maple Syrop) qui accompagne, immanquablement, les pancakes et autres sortes de crêpes
L’extraction de cette sève a donné lieu, à l’instar des vendanges, à tous genres d’activités festives. Les régions où ces arbres abondent se sont habituées à voir débarquer des touristes, venus pour la balade, le pittoresque et aussi le plaisir de s’approvisionner à la source même. Dans la campagne, le sirop a un autre arôme qu’au supermarché. D’autant qu’on peut déguster avant de se décider.
Ce genre de tourisme est en vogue et il est aisé de trouver des brochures, des guides spécialisés. Les itinéraires y sont indiqués en détail ainsi que les bonnes adresses, les prix, l’historique et les caractéristiques de la fabrication du sirop, métier artisanal.
La carte du sirop mène principalement dans la contrée de la Nouvelle-Angleterre (New Hampshire, Maine, Vermont, Rhodes Island, Massachussetts, Connecticut) qui s’est spécialisée dans cette production. Et où se sont multipliés les «Sugarhouses» où l’on confectionne le sirop et où on sert aux visiteurs des petits déjeuners et des goûters arrosés de l’adjuvant local.
A noter que le Québec est pour sa part le premier producteur du monde.
Et l’on apprend qu’il existe quatre variétés de sirop d’érable: le «Clair» (transparence et parfum délicat, excellent pour les pancakes aux fruits secs), le «Moyen» (le plus populaire, couleur miel, goût accentué), le «Foncé» (accent fort, comme l’arabica dans la gamme des cafés) et le «Commercial», utilisé pour la cuisine et pour l’industrie.
La méthode de confection n’a presque pas changé en cent ans. La sève ne peut être retirée que lorsqu’elle s’écoule des branches à l’intérieur du tronc. En saison, ce processus s’effectue lorsque la température est basse. Le fermier recueille le liquide dans des seaux accrochés à l’arbre par un système de tubage. Ceci après avoir percé le tronc à cinq ou six endroits. Par saison, un arbre donne au maximum quarante gallons de liquide. Cette quantité, après ébullition équivaudra à un gallon de sirop.
Quant à la qualité (couleur et saveur), elle est déterminée par les changements climatiques. Au début de la saison, on obtient la catégorie «Clair», à mi-temps, on recueille le «Moyen» et le «Foncé» vers la fin.
Lorsque l’érable commence à bourgeonner, la saison «sucrée» s’achève. Quelle que soit la date indiquée au calendrier...

I.M.
WASHINGTON-Irène MosalliIl y a les vendanges, la cueillette des olives, le temps des cerises et aux Etats-Unis, comme au Canada, le temps du sirop d’érable. Cette saison «sucrée» débute fin février et s’étend jusqu’au mois d’avril. C’est à ce moment que les érables, nombreux en Amérique du Nord, donnent la sève qui sert à fabriquer le très populaire sirop (Maple Syrop) qui accompagne, immanquablement, les pancakes et autres sortes de crêpesL’extraction de cette sève a donné lieu, à l’instar des vendanges, à tous genres d’activités festives. Les régions où ces arbres abondent se sont habituées à voir débarquer des touristes, venus pour la balade, le pittoresque et aussi le plaisir de s’approvisionner à la source même. Dans la campagne, le sirop a un autre arôme qu’au supermarché. D’autant...