Nicole Notat, présidente du régime d’assurance chômage, a noté un «frémissement» et «l’amorce d’une tendance plutôt positive» sur le front du chômage en raison de la reprise prévue de la croissance.
«D’après nos prévisions, nous notons une légère amélioration de tendance qui va dans le sens d’une meilleure croissance pour 1997 et 1998 et donc une répercussion positive sur le nombre des chômeurs, comme nous l’avions prévu en 1996», a-t-elle déclaré au terme du conseil d’administration de l’Unedic.
Selon l’Unedic, «le chômage progresserait, mais à un rythme ralenti en 1997: + 15.000 personnes (...) L’année 1998 pourrait connaître une baisse du chômage de 80.000 personnes».
Signe encourageant, selon Nicole Notat: le nombre de personnes sorties du régime d’assurance chômage non parce qu’elles arrivent en fin de droit mais parce qu’elles ont retrouvé du travail a augmenté de 7,5% en janvier 1997 par rapport à janvier 1996.
Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés était de 2.460.000 fin janvier (+3,6% en un an). L’Unedic comptait au même moment 196.000 bénéficiaires en formation ou en conversion (+12,1% en un an), et 248.700 préretraités (+7,8%).
L’équilibre financier reste assuré. «Alors qu’en 1996 l’excédent d’exploitation s’était inscrit à 10,3 milliards, en 1997 l’excédent serait réduit à environ 3,1 milliards. En 1998, si l’hypothèse d’une poursuite de la croissance est bien validée par les faits, le régime d’assurance chômage connaîtrait un excédent réduit à 1,4 milliard de francs», explique l’Unedic.
L’excédent cumulé de ces dernières années atteint 15 milliards de francs, ont précisé ses dirigeants, en rappelant cependant que l’Unedic avait contracté 22 milliards de FF de dettes.
Au 31 janvier, l’Unedic comptabilisait 54.849 allocataires en Allocation de remplacement pour l’Emploi (Arpe), qui permet une embauche pour chaque départ en préretraite.
Nicole Notat a en outre donné des précisions sur le transfert progressif du lieu d’inscription au chômage de l’ANPE vers les Assedic, changement interprété par certains comme un moyen de faire artificiellement baisser le nombre d’inscrits.
«On ne raye pas les gens puisque précisément notre rôle est de mieux les servir et de mieux les inscrire», a-t-elle insisté.
L’Unedic s’attend au contraire à une hausse du nombre de dossiers d’indemnisation puisque le chômeur sera dorénavant informé de ses droits à l’allocation de chômage par les Assedic dès sa première visite dans les antennes locales, qui verront leur nombre passer de 400 à 600, a déclaré Dominique-Jean Chertier, directeur général de l’Unedic.
Aujourd’hui, 30% des inscriptions sont réalisées par les Assedic, le reste étant encore à la charge de l’ANPE.

