DAVID NAUDE, économiste à JP Morgan (Paris).
C’est plutôt conforme à ce que l’on attendait et cela confirme que la tendance à la hausse du chômage est loin d’être terminée malgré les baisses d’octobre et décembre.
Toutefois, il faut reconnaître aussi qu’une grande partie de la hausse est due à l’évolution démographique et pas seulement à la situation économique. La population active a augmenté en 1995 et en 1996.
PATRICK MANGE, économiste de la Deutsche Bank (Paris).
Je ne suis pas surpris. Le chômage continue de progresser et continuera de progresser encore un certain temps.
Mais en même temps que les chiffres de l’emploi, il y a eu l’enquête de l’Insee dans l’industrie qui fait état de perspectives toujours plus positives des chefs d’entreprise.
Le taux de chômage devrait continuer à progresser, peut-être jusqu’à 13% à la mi-1997, avant de diminuer lentement pour revenir à 12,7 ou 12,6%. Mais sur l’année, le chômage sera en hausse.
PHILIPPE BROSSARD économiste d’ABN-AMRO à Paris.
La hausse est un peu plus forte que je ne le prévoyais. C’est une correction de la baisse de décembre.
Sur les deux derniers mois, c’est plutôt encourageant de voir que le taux de chômage plafonne et on pourrait ne pas voir le taux de 13% que l’Insee prévoyait en décembre.
Il y a eu beaucoup de bonnes nouvelles sur le front économique ces derniers temps. Les chiffres du chômage montrent que les bonnes nouvelles sont plus sur les perspectives que sur la situation actuelle. Aussi, pourrait-il y avoir quelques pressions sur la Banque de France pour qu’elle ose un peu plus et tente de combler l’écart avec les taux allemands.

