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Actualités - Chronologie

Turquie : le gouvernement Erbakan sur la corde raide

ANKARA, 28 Février (AFP). — Le Conseil national de sécurité (MGK) de Turquie a tenu vendredi une réunion sur «les activités réactionnaires et le terrorisme» qui pourraient affecter le sort du gouvernement du premier ministre islamiste Necmettin Erbakan, à qui les pro-laïcs et l’armée reprochent une dérive fondamentaliste.
Commencée peu après 13h00 GMT au palais présidentiel, la réunion se poursuivait en fin de nuit et rien n’avait filtré sur les discussions.
Organe en principe consultatif mais dont les décisions sont suivies à la lettre, le MGK a pour membres permanents le chef de l’Etat, le premier ministre, les ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que les cinq plus hauts commandants des forces armées.
Il siège une fois par mois pour examiner divers dossiers d’intérêt prioritaire.
Lors de sa réunion vendredi, on s’attendait généralement à ce que M. Erbakan entende de vives critiques de la part des militaires, gardiens traditionnels de la république laïque.
«Tous les commandants militaires formuleront leurs plaintes devant la recrudescence d’activité des extrémistes religieux», écrivait vendredi un éditorialiste du quotidien Sabah.
Cette réunion se tenait sur fond de tension dans le pays, plusieurs personnalités politiques ayant émis la crainte d’un coup de force des militaires pour évinc0er du pouvoir M. Erbakan et son Parti de la Prospérité (Refah).
Le président Suleyman Demirel a mis en garde M. Erbakan dans une lettre, le conjurant d’«éviter d’attiser le malaise de l’armée, des universités et de la rue», faute de quoi «le régime serait en danger».
Mesut Yilmaz, chef du principal parti d’opposition, la Mère Patrie (Anap, droite), a lancé mercredi un appel aux partis laïcs pour qu’ils «forment un gouvernement d’union afin d’empêcher un coup d’Etat».

Erbakan sur la sellette

M. Erbakan est personnellement sur la sellette pour avoir laissé ses amis prendre récemment des initiatives jugées contraires aux principes laïcs institués par le fondateur de la république, Mustafa Kemal Ataturk.
Un incident en particulier a focalisé l’attention, une «soirée pour Jérusalem» organisée fin janvier par le maire (Refah) de Sincan, une banlieue d’Ankara, au cours de laquelle le maire et l’ambassadeur d’Iran ont tenu des propos en faveur de l’instauration de la Charia (loi coranique) en Turquie.
Trois jours plus tard, des chars en manœuvre traversaient ostensiblement Sincan dans une claire mise en garde aux islamistes extrémistes. Dans la foulée, sous l’impulsion de l’armée, le maire était inculpé et l’ambassadeur iranien prié de partir.
ANKARA, 28 Février (AFP). — Le Conseil national de sécurité (MGK) de Turquie a tenu vendredi une réunion sur «les activités réactionnaires et le terrorisme» qui pourraient affecter le sort du gouvernement du premier ministre islamiste Necmettin Erbakan, à qui les pro-laïcs et l’armée reprochent une dérive fondamentaliste.Commencée peu après 13h00 GMT au palais présidentiel, la réunion se poursuivait en fin de nuit et rien n’avait filtré sur les discussions.Organe en principe consultatif mais dont les décisions sont suivies à la lettre, le MGK a pour membres permanents le chef de l’Etat, le premier ministre, les ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que les cinq plus hauts commandants des forces armées.Il siège une fois par mois pour examiner divers dossiers...