Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Jacquet comblé mais frustré après le match France/Pays-Bas

PARIS, 27 Février (Reuter). — La victoire de la France sur les Pays-bas 2-1 mercredi en match de préparation à la Coupe du monde de football 1998 a à la fois comblé et frustré Aimé Jacquet le sélectionneur des Bleus.
«Ce match marquera vraiment la préparation des Bleus», a-t-il dit au lendemain de cette rencontre où les Tricolores ont renservé la vapeur après avoir été longtemps menés à la marque.
Mais la frustration du sélectionneur est venue du fait que le but inscrit par Dennis Bergkamp d’entrée de jeu l’a obligé à changer de stratégie et à ne pas pouvoir s’entêter dans le système qu’il souhaite effectivement mettre en œuvre.
«Deux choses étaient évidentes au vu des dix premières minutes: la difficulté de l’équipe de France à jouer sur la largeur du terrain et sa difficulté à relancer depuis les bases défensives, ce qui d’ordinaire est le point fort des bleus», a expliqué l’homme de terrain des Tricolores.
«L’entrée en jeu de Robert Pirès a complètement changé la face du match. Il faut dire que Christian Karembeu — transformé en milieu de terrain récupérateur — a effectué l’une de ses plus mauvaises mi-temps et que Pierre Laigle n’a pas réussi à se situer», a-t-il ajouté.
L’absence de Didier Deschamps s’est ainsi faite cruellement sentir même si, selon le sélectionneur, le jeune Patrick Vieira a fait «une super rentrée dans des conditions très difficiles» et dans une équipe qui n’était pas bien en place.
Les circonstances ont ainsi conduit Aimé Jacquet à passer de trois à deux milieux de terrain pour redonner un nouvel élan au jeu. A la mi-temps, les consignes de l’entraîneur étaient claires: «Tout pour l’offensive», selon les confidences de Robert Pirès.

Retour de Ouédec
ou Maurice?

L’équipe conquérante de Braga — 2-0 face au Portugal — repartait donc la fleur au fusil et concrétisait sa domination de deux buts de Pirès et Patrice Loko.
Malgré le succès de cette formule, malgré la «rentrée très satisfaisante» de Pirès, incontestable homme du match, Jacquet veut absolument mettre en place contre la Suède le mois prochain, dans le dernier match de préparation des Bleus, le système de rechange qui lui tient à cœur.
«Il faut que je trouve de nouvelles solutions dans le domaine offensif et dans la récupération», a-t-il dit, estimant que la formule gagnante des deux derniers succès de son équipe est trop risquée.
En clair, il souhaiterait voir évoluer deux avant-centres associés à trois milieux récupérateurs. Le but néerlandais et l’absence de Deschamps l’en ont empêché.
S’il entend bien maintenir sa confiance à Christophe Dugarry, il cherche toujours l’autre attaquant avec qui le Milanais pourrait faire la paire. Nicolas Ouédec et Florian Maurice, qui devrait faire sa rentrée ce week-end avec Lyon, tiennent la corde.
«C’est ce que je voulais faire pour ce match, mais je n’ai pas pu, faute de combattants. En pratiquant un tel système, il faudra que ces deux joueurs aillent à la mine. Ils devront avoir une excellente condition physique et faire preuve de beaucoup de vitalité», a-t-il dit.
Et malgré les critiques, il s’obstinera à essayer à nouveau ce dispositif qui a ses faveurs.
«Si ce ne peut être tenté contre la Suède, il faudra le faire pendant le Tournoi de France», a-t-il dit.
PARIS, 27 Février (Reuter). — La victoire de la France sur les Pays-bas 2-1 mercredi en match de préparation à la Coupe du monde de football 1998 a à la fois comblé et frustré Aimé Jacquet le sélectionneur des Bleus.«Ce match marquera vraiment la préparation des Bleus», a-t-il dit au lendemain de cette rencontre où les Tricolores ont renservé la vapeur après avoir été longtemps menés à la marque.Mais la frustration du sélectionneur est venue du fait que le but inscrit par Dennis Bergkamp d’entrée de jeu l’a obligé à changer de stratégie et à ne pas pouvoir s’entêter dans le système qu’il souhaite effectivement mettre en œuvre.«Deux choses étaient évidentes au vu des dix premières minutes: la difficulté de l’équipe de France à jouer sur la largeur du terrain et sa difficulté à relancer...