En outre, les forces de sécurité ont mené dans la nuit de lundi à mardi, une «vaste opération de ratissage» dans la vieille ville de la Casbah, où se réfugient de nombreux islamistes armés, ajoute le journal.
Les deux jeunes filles, âgées de 16 et 18 ans, ont été enlevées à la sortie du lycée Petit-Bois, précise «La Tribune» sans donner d’indication sur les auteurs de cet enlèvement ni sur le nombre des agresseurs.
«Ce kidnapping a semé le désarroi auprès des citoyens», précise encore «La Tribune», ajoutant que «la vague d’attentats terroristes qui continue de cibler l’Algérois, vise dans sa majorité les femmes».
Il explique qu’en s’attaquant aux femmes, «cette cible facile», les islamistes armés recherchent «l’effet psychologique (…) sur la gent féminine pour les obliger à porter le voile».
«La Tribune» estime enfin que «malgré les coups portés par les services de sécurité aux groupes armés, cette nouvelle vague de violence démontre que la tension persiste toujours dans la capitale».
Dans un communiqué non authentifié, cité par le quotidien arabe «Al-Hayat», le Groupe islamique armé (GIA) a promis de lancer une nouvelle vague d’attentats à l’explosif à Alger et Blida (50 kilomètres au sud).
Une nouvelle vague d’assassinats frappe la capitale depuis quelques jours, et a fait au moins dix morts, selon des informations rendues publiques, sans que l’on sache formellement s’ils sont liés à ces menaces.
Cinq personnes avaient été retrouvées mutilées à Frais-Vallon sur les hauteurs d’Alger, une coiffeuse a été tuée par balles, samedi matin, en plein marché, dans le quartier populaire de Bab El-Oued. Une autre jeune femme a été grièvement blessée par balles, non loin de là, à Beau Fraisier, selon des témoins.
Quelques heures après, trois autres personnes — deux jeunes filles et une femme âgée — avaient été tuées à Bouzaréah.
Jeudi, une surveillante de lycée avait déjà été assassinée à la Casbah.
Aït Ahmed à Londres
Sur un autre plan, un des principaux dirigeants de l’opposition algérienne, Hocine Aït Ahmed, a rencontré mercredi à Londres le secrétaire d’Etat au Foreign Office Jeremy Hanley.
Le président du Front algérien des forces socialistes (FFS), effectue depuis lundi une visite officielle, sa première en Grande-Bretagne, à l’invitation du Foreign Office, a indiqué un porte-parole.
C’est la première fois que M. Hanley, chargé de la région au Foreign Office, rencontre un leader de l’opposition algérienne depuis sa prise de fonction à la mi-95, a-t-il ajouté.
Le chef du FFS est invité parce que son parti est «légal et pacifique, favorable au progrès vers la démocratie», a souligné le porte-parole du Foreign Office.
Le leader algérien est jusqu’à vendredi à Londres où il doit rencontrer des hommes politiques, des organisations de défense des droits de l’homme et des associations liées au Proche-Orient.
La Grande-Bretagne estime que la crise traversée par l’Algérie «doit être résolue par les Algériens eux-mêmes». Les prochaines élections «doivent être libres et justes, et inclure tous les partis qui rejettent la violence», a-t-il souligné.


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