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Actualités - Chronologie

L'auteur de la fusillade de l'Empire Sstate Building, un dérangé mental

NEW YORK, 25 Février (AFP). — Le Palestinien de Gaza auteur de la fusillade de l’Empire State Building était un instable sur lequel a été trouvée une lettre «confuse» s’en prenant à des individus et à des nationalités, a indiqué la police de New York.
Sans préciser le contenu de la lettre, le chef de la police de New York, Howard Safir, a précisé dans un communiqué que «rien ne permet de soutenir que Ali Abou Kamal avait agi autrement que seul et sans l’assistance d’une quelconque organisation».
Selon CNN, la lettre, trouvée dans la poche du vêtement de Kamal, écrite en anglais et arabe, «critique les Etats-Unis pour leur utilisation d’Israël contre les Palestiniens».
Dans sa lettre, Kamal «exprime sa colère et son insatisfaction envers des individus, nationalités et activités» ajoute dans son communiqué le responsable de la police, estimant que le meurtrier «a été la victime de son propre dérangement mental».
Howard Safir a corroboré les affirmations des proches de Kamal qui avaient indiqué que le Palestinien était désespéré après avoir perdu ses économies — environ 400.000 dollars.
Ali Abou Kamal, 69 ans, a tué un jeune Danois et blessé six personnes en ouvrant le feu dimanche au 86e étage de l’Empire State Building, après avoir, selon des témoins, expliqué qu’il venait d’Egypte et aimait l’Amérique et les Américains. Il avait ensuite retourné l’arme contre lui et est mort de ses blessures.
Habitant de la bande autonome palestinienne de Gaza où il était enseignant à l’université, il était arrivé le 24 décembre aux Etats-Unis, en provenance du Caire. Selon son gendre Mohammed Khader Darwiche, il était parti pour les Etats-Unis en décembre, après avoir retiré toutes ses économies de la banque et les avoir placées dans une société d’investissement en s’associant avec un Américain et d’autres partenaires.
«Ses amis nous ont dit que lorsqu’il avait voulu récupérer son argent, (ses associés) lui avaient dit qu’il n’avait plus rien», avait précisé son gendre.

Fermeture de
l’observatoire

A New York, l’observatoire de l’Empire State Building a été fermé aux touristes.
«L’observatoire est fermé pour le moment. Il y a un problème». C’est avec cette explication sommaire que deux employées de l’Empire State Building accueillaient les rares touristes encore ignorants de la fusillade.
«Nous voulions venir hier après-midi, mais les enfants dormaient, fatigués par le décalage horaire, et nous n’avons pas voulu les réveiller», explique Pauline Genet, une touriste suisse de Neuchâtel, accompagnée de son mari et de ses deux filles Isabelle et Valérie.
Marcelo Castaneda, un visiteur de Madrid, s’est présenté peu avant la tragédie mais il n’a pas eu le temps de monter. «Nous avons eu beaucoup de chance», dit-il en photographiant sa femme dans le grand hall de marbre du gratte-ciel, qui est à nouveau ouvert au public et aux 20.000 employés de la tour comme un jour de semaine normal.
C’est seulement devant l’escalator menant aux caisses que les touristes sont stoppés et qu’on leur conseille de tenter leur chance plus tard. Ils peuvent aussi se rabattre sur «New York Skyride», un spectacle en réalité virtuelle diffusé sans interruption au deuxième étage.
Seul signe de sécurité renforcée, une Chevrolet bleue de la police est garée (vide) devant l’entrée. «Nous n’avons pas vu beaucoup de sécurité dans les lieux touristiques», remarque M. Castaneda, qui visite New York depuis quatre jours.
La plupart des personnes travaillant dans l’immeuble affirment se sentir en sécurité. Certains avouent même n’être jamais montés jusqu’à l’observatoire. Mais d’autres, comme Claribel Aquirre, demandent des contrôles plus sévères. «Si vous aviez une bombe dans votre poche, personne ne s’en apercevrait», dit-elle en réclamant fouilles et détecteurs de métaux.
Une fouille des sacs avait été instituée au début de 1993 à l’Empire State Building après l’attentat du World Trade Center, mais elle a été supprimée au bout de quatre mois en raison des retards et protestations qu’elle causait, affirme un porte-parole du groupe Helmsley, qui gère le gratte-ciel.
Contrairement à la Statue de la liberté, à la bourse ou aux Nations Unies, l’Empire State n’a pas de détecteurs de métaux pour filtrer ses quelque 3 millions de visiteurs annuels.
Le maire de New York Rudolph Giuliani avait assuré tôt lundi matin que les mesures de sécurité seraient renforcées dans les endroits «sensibles» de la métropole.
NEW YORK, 25 Février (AFP). — Le Palestinien de Gaza auteur de la fusillade de l’Empire State Building était un instable sur lequel a été trouvée une lettre «confuse» s’en prenant à des individus et à des nationalités, a indiqué la police de New York.Sans préciser le contenu de la lettre, le chef de la police de New York, Howard Safir, a précisé dans un communiqué que «rien ne permet de soutenir que Ali Abou Kamal avait agi autrement que seul et sans l’assistance d’une quelconque organisation».Selon CNN, la lettre, trouvée dans la poche du vêtement de Kamal, écrite en anglais et arabe, «critique les Etats-Unis pour leur utilisation d’Israël contre les Palestiniens».Dans sa lettre, Kamal «exprime sa colère et son insatisfaction envers des individus, nationalités et activités» ajoute dans son...