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Actualités - Chronologie

Dix huit civils massacres à un faux barrage dressé par les islamistes Vague d'assassinats à Alger

ALGER, 25 Février (AFP). — Dix-huit civils, dont 17 jeunes gens de moins de 25 ans, ont été massacrés dans la nuit de dimanche à lundi à un faux-barrage dressé par des islamistes armés près de Saïda (400 km au sud-ouest d’Alger), a rapporté mardi le quotidien privé El-Khabar. Une nouvelle vague d’assassinats a en outre frappé Alger avec au moins dix morts civils — dont quatre femmes — en quatre jours.
Cinq personnes ont notamment été atrocement mutilées et leurs corps exposés, vendredi, sur les hauteurs d’Alger à Frais-Vallon, selon le quotidien Liberté, jetant l’effroi dans ce quartier.
Cette recrudescence des violences intervient au moment où l’armée mène des opérations de ratissage contre les maquis islamistes dans plusieurs régions avant la tenue des législatives prévues dans trois mois.
A Saïda, dix-sept jeunes gens qui voyageaient à bord de deux autocars ont été égorgés. Sept d’entre eux ont été tués sous les yeux horrifiés des passagers, interceptés par un groupe de 40 à 60 islamistes, selon le récit d’un rescapé recueilli par El-Khabar (arabophone).
Les assaillants avaient placé deux camions en travers de la route nationale 6, à 40 km au sud de Saïda. Les autocars se dirigeaient de Béchar, une ville de garnison, vers Alger.
Le massacre a duré cinq heures, de 21h00 à 02h00 lundi, au lieu dit Seif Dahab, dans une région montagneuse. Un vieil homme de 60 ans qui tentait de protéger son fils a lui aussi été assassiné, d’une balle entre les deux yeux. Dix jeunes gens ont été égorgés dans un champ, à quatre kilomètres de là.
Ce groupe, dirigé par «l’émir» (chef) Lakel venait de la région de Sidi Bel Abbès, qu’il aurait fui en raison d’importants ratissages de l’armée, a précisé El-Khabar.
Les faux-barrages islamistes sont la hantise des voyageurs. Certains ont été dressés à quelques kilomètres seulement d’Alger. Le Groupe islamique armé (GIA) a menacé de mort tout jeune circulant hors de sa région, considérant qu’il s’agirait alors d’un jeune sous les drapeaux.
Le GIA a promis de lancer une nouvelle vague d’attentats à l’explosif à Alger et Blida (50 km au sud), selon un communiqué — sous réserve d’authentification — cité lundi par le quotidien arabe Al-Hayat.

Les apostats et leurs alliés

Du 23 décembre au 21 janvier, une série d’attaques à la voiture piégée imputée aux islamistes à Alger a fait entre 48 et 92 morts et plus de 300 blessés, selon les bilans. Le texte attribué au GIA annonce aussi de nouveaux massacres contre «tous les apostats et leurs alliés dans les villes et les villages».
Une nouvelle vague d’assassinats frappe la capitale depuis quelques jours, sans que l’on sache encore si ces deux événements sont liés.
Outre les cinq personnes retrouvées mutilées à Frais-Vallon, une coiffeuse a été tuée par balles, samedi matin en plein marché, dans le quartier populaire de Bab El-Oued. Une autre jeune femme a été grièvement blessée par balles, non loin de là, à Beau Fraisier, selon des témoins.
Quelques heures après, trois autres personnes — deux jeunes filles et une femme âgée — ont été tuées à Bouzaréah.
Jeudi, une surveillante de lycée avait déjà été assassinée dans la vieille ville de la Casbah, un des repaires des membres du GIA.
Depuis la fin du Ramadan, le 8 février, marqué par la mort de plus de 400 civils dans tout le pays, selon des bilans partiels, les opérations des groupes armés avaient été limitées dans la capitale et la psychose des voitures piégées était retombée. Le stationnement est désormais interdit dans de nombreux secteurs et autour de bâtiments sensibles.
Le quotidien Le Matin a, par ailleurs, rapporté que l’attentat à la bombe lundi sur le marché de Boufarik (25 km au sud d’Alger) avait fait deux morts. Un précédent bilan des forces de sécurité faisait état d’un mort et 13 blessés.
Enfin, Liberté a affirmé qu’un des auteurs de l’enlèvement et de l’assassinat des sept moines français de Tibéhirine au printemps 1996 avait été tué par les forces de sécurité, avec sept de ses compagnons, à une cinquantaine de km d’Alger. Cet émir (chef), Abdelkader el-Fékaïr, était un des anciens gardes du corps d’Abassi Madani, le président du Front islamique du salut (FIS-dissous), selon le quotidien.
L’appartenance de cet islamiste au groupe des assassins des moines français n’était pas immédiatement confirmée. Ce massacre avait été revendiqué par le GIA, alors dirigé par Djamel Zitouni.
ALGER, 25 Février (AFP). — Dix-huit civils, dont 17 jeunes gens de moins de 25 ans, ont été massacrés dans la nuit de dimanche à lundi à un faux-barrage dressé par des islamistes armés près de Saïda (400 km au sud-ouest d’Alger), a rapporté mardi le quotidien privé El-Khabar. Une nouvelle vague d’assassinats a en outre frappé Alger avec au moins dix morts civils — dont quatre femmes — en quatre jours.Cinq personnes ont notamment été atrocement mutilées et leurs corps exposés, vendredi, sur les hauteurs d’Alger à Frais-Vallon, selon le quotidien Liberté, jetant l’effroi dans ce quartier.Cette recrudescence des violences intervient au moment où l’armée mène des opérations de ratissage contre les maquis islamistes dans plusieurs régions avant la tenue des législatives prévues dans trois mois.A...