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Actualités - Chronologie

La SFOR, cible d'attentats terroristes à Mostar

MOSTAR (Bosnie), 23 Février (AFP). — Les militaires de la Force multinationale de l’OTAN (SFOR) déployés à Mostar (sud) sont devenus la cible des extrémistes qui tentent de provoquer une reprise des hostilités entre les communautés croate et musulmane de Bosnie.
Après deux attentats jeudi et vendredi, le commandement de la SFOR redoute un nouvel acte terroriste et a mis ses troupes en état d’alerte maximale, avec autorisation de faire usage de leurs armes.
Une grenade a été lancée dans la nuit de vendredi à samedi contre un véhicule blindé léger de Carabinieri italiens par les occupants d’une voiture particulière circulant sans plaques d’immatriculation.
L’attentat a été commis près de la place d’Espagne, là où les Espagnols avaient déjà été attaqués la veille. Rond-point entouré de bâtiments à l’abandon, ce carrefour est situé à proximité de l’ancienne ligne de confrontation.
La grenade a explosé à une dizaine de mètres du blindé des Carabinieri, et ses occupants n’ont pas été blessés. Ils ont tenté de prendre en chasse leurs agresseurs, mais sans succès.
Pour la première fois, jeudi soir, les militaires de la SFOR stationnés à Mostar pour assurer le respect de l’accord de paix conclu à Dayton en novembre 1995 ont été directement pris pour cible par des «terroristes».
Deux roquettes antichars ont été tirées contre deux blindés de la brigade espagnole en patrouille dans le secteur croate. L’un d’eux a été touché, mais ses cinq hommes d’équipage n’ont pas été blessés.
Le secrétaire général de l’Alliance, l’Espagnol Javier Solana a mis en garde vendredi les anciens belligérants après cet attentat sans précédent depuis le déploiement de la force multinationale en Bosnie en décembre 1995.
«La SFOR et l’OTAN ne permettront pas qu’une telle situation se reproduise», a-t-il affirmé.
La SFOR a mis en place une compagnie de police militaire constituée avec des gendarmes français, des gardes-civils espagnols et des carabiniers italiens pour assister les militaires durant les contrôles de véhicules civils. C’est dans le cadre de cette mission qu’une vingtaine de carabiniers italiens sont arrivés à Mostar vendredi.
Située dans la province de l’Herzégovine, à 120 km au sud de Sarajevo, Mostar a été le théâtre de violents combats pendant la guerre croato-musulmane de 1993-1994.
Le conflit a pris fin en mars 1994 avec la conclusion d’une alliance politique entre les deux communautés, réunies au sein de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, l’une des deux entités du pays, l’autre étant la République des Serbes de Bosnie (Republika Srpska).
Malgré cet accord, Mostar est restée divisée en deux secteurs, l’Est musulman et l’Ouest croate. Les partisans de l’Herceg-Bosna, la République auto-proclamée des Croates de Bosnie s’opposent à toute réunification de la ville.
Mostar vit depuis dans la peur des attentats et au rythme des expulsions des familles musulmanes de leurs logements situés dans la partie croate.
MOSTAR (Bosnie), 23 Février (AFP). — Les militaires de la Force multinationale de l’OTAN (SFOR) déployés à Mostar (sud) sont devenus la cible des extrémistes qui tentent de provoquer une reprise des hostilités entre les communautés croate et musulmane de Bosnie.Après deux attentats jeudi et vendredi, le commandement de la SFOR redoute un nouvel acte terroriste et a mis ses troupes en état d’alerte maximale, avec autorisation de faire usage de leurs armes.Une grenade a été lancée dans la nuit de vendredi à samedi contre un véhicule blindé léger de Carabinieri italiens par les occupants d’une voiture particulière circulant sans plaques d’immatriculation.L’attentat a été commis près de la place d’Espagne, là où les Espagnols avaient déjà été attaqués la veille. Rond-point entouré de bâtiments à...