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Actualités - Chronologie

Le GIA revendique deux tueries et une attaque contre l'armée

PARIS, 23 Février (AFP). — Le Groupe islamique armé (GIA) a revendiqué dans un communiqué deux tueries récentes de civils et une sanglante opération contre une installation militaire dans la région de l’Algérois, a indiqué le quotidien arabe Al-Hayat.
Ce journal, diffusé dans plusieurs capitales occidentales et arabes, indique toutefois qu’il «n’a pas été possible de s’assurer de l’authenticité de ce communiqué».
Ce texte affirme que le GIA a massacré plus de 25 personnes, dont les «femmes de mauvaise vie» dans un village proche de Bougara (30 km au sud d’Alger), Hamam Melouane, le 10 février.
Ce massacre n’a pas été rendu public, ni confirmé à Alger.
Il revendique aussi l’attaque, à l’explosif, le même jour, d’une installation de l’armée à Bougara et affirme avoir tué 12 soldats et huit «miliciens» (membres des groupes d’autodéfense).
Le GIA affirme aussi être responsable de la tuerie de Kerrach (près de Blida, à 50 km au sud d’Alger) où 31 personnes ont été tuées le 17 février. Le GIA donne un bilan de 41 morts, dont une majorité de femmes.
Le GIA a expliqué avoir ordonné aux habitants de déménager de cette région montagneuse où est implanté une importante caserne. Ceux qui ont été tués avaient refusé de partir, explique le GIA.
les massacres de civils, dans les régions de Blida et de Médéa, sont nés de règlements de compte entre gardes communaux et groupes armés islamistes, a expliqué le journal en se référant aux aveux d’un «repenti».
A l’origine, fut le massacre de la famille d’Antar Zouabri, le chef du GIA,
par des gardes communaux. Ce qui, ajoute le repenti, a poussé Zouabri à se venger de toutes les familles «qui ne lui sont pas acquises».
Expliquant sa décision de se rendre aux autorités, le repenti a indiqué que Zouabri a aussi ordonné à ses hommes de massacrer les familles de ses propres éléments si elles sont «suspectes».
Un homme qui refusait d’exécuter cet ordre a été «tué sur le champ devant sa famille», a rapporté le repenti. Il a ajouté que cette décision s’est traduite par des dissensions au sein du GIA.

Plus de 80 islamistes «anéantis»

«Certains islamistes armés, apprenant le massacre de leurs familles dans ces conditions, se sont mis à se venger des familles d’autres islamistes armés», selon le témoignage de ce repenti.
Citant des sources informées, Al-Hayat affirme que les forces de sécurité ont exploité ces divisions puis ont laissé aux groupes armés une «liberté de mouvement» dans le but de repérer leurs zones d’activité, avant d’engager une série d’opérations contre leurs positions.
Le journal indique que le chef d’état-major, le général de corps d’armée Mohamed Lamari, a supervisé en personne des ratissages dans les régions de Blida et Médéa et installé des centres opérationnels. Ces ratissages sont menés depuis quinze jours dans plusieurs régions.
Selon Al-Hayat, le général Lamari a assisté à «l’anéantissement» de plus de 80 islamistes armés lors d’une opération, alors que 15 autres personnes se sont rendues. Le groupe islamiste de Chréa, qui comptait plus de 60 hommes, a été décimé.
Depuis, certains villages ont commencé à retrouver leur animation et la peur a commencé à retomber. Les islamistes arrêtés et les cadavres de ceux qui ont été tués sont exposés sur les places publiques. Ce qui, soutient le journal, a donné du crédit aux forces de sécurité et démenti les informations selon lesquelles les militaires participaient aux massacres.
Al-Hayat indique aussi que la sœur de l’émir du GIA, Antar Zouabri, connue dans la région comme «la femme armée» qui «a semé la terreur» a été arrêtée et que son frère est mort «dans des conditions suspectes» quelque temps après avoir été libéré de prison.
Enfin, le journal a indiqué que la publication, Al-Ansar (Les partisans) du GIA, dont la publication a été suspendue en mai dernier, après l’exécution de sept moines trappistes de Tibéhirine, reparaîtra vendredi prochain.
PARIS, 23 Février (AFP). — Le Groupe islamique armé (GIA) a revendiqué dans un communiqué deux tueries récentes de civils et une sanglante opération contre une installation militaire dans la région de l’Algérois, a indiqué le quotidien arabe Al-Hayat.Ce journal, diffusé dans plusieurs capitales occidentales et arabes, indique toutefois qu’il «n’a pas été possible de s’assurer de l’authenticité de ce communiqué».Ce texte affirme que le GIA a massacré plus de 25 personnes, dont les «femmes de mauvaise vie» dans un village proche de Bougara (30 km au sud d’Alger), Hamam Melouane, le 10 février.Ce massacre n’a pas été rendu public, ni confirmé à Alger.Il revendique aussi l’attaque, à l’explosif, le même jour, d’une installation de l’armée à Bougara et affirme avoir tué 12 soldats et huit...