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Actualités - Chronologie

Les dissidents ne croient pas à une libéralisation du régime

PEKIN, 20 Février (AFP). — Les milieux dissidents en Chine et à l’étranger ne se faisaient pas beaucoup d’illusions jeudi sur les possibilités d’une libéralisation rapide du régime ni sur une réhabilitation des événements de Tiananmen, après la mort mercredi du patriarche chinois Deng Xiaoping.
Selon le chercheur en histoire des sciences Xu Liangying, un militant actif en faveur des droits de l’homme, il n’y aura pas de rupture immédiate avec le passé comme celle qui s’est produite à la mort de Mao Tsé-toung en 1976, car «l’équipe au pouvoir est aujourd’hui beaucoup moins divisée qu’à l’époque».
Selon le professeur Xu, âgé de 76 ans, «le gouvernement ne relâchera pas sa politique répressive avant un ou deux ans», car le secrétaire général du Parti communiste Jiang Zemin «est beaucoup mieux préparé» que Hua Guofeng, le successeur désigné de Mao qui avait rapidement dû céder la place à l’équipe de Deng Xiaoping.
La mère de Wang Dan, l’ancien dirigeant étudiant du mouvement démocratique écrasé par l’armée place Tiananmen en juin 1989 et condamné en octobre à onze ans de prison, ne croit pas non plus à un retournement brutal du régime.
«Il n’y aura pas de changements immédiats envers les dissidents, car cela suppose une amélioration de l’environnement politique de la Chine», a affirmé Mme Wang Lingyun.
Ding Zilin, mère d’une des victimes de Tiananmen, est convaincue qu’un changement «se produira finalement», mais que «pour le moment, rien ne va bouger».
La seule note optimiste est venue d’une des sœurs de Wei Jingsheng, le plus célèbre dissident chinois, condamné à 14 ans de prison après en avoir purgé presque 15 pour avoir osé traiter M. Deng de «despote» sur le Mur de la démocratie de Pékin en 1978.
«Je ne me réjouis de la mort de personne, mais beaucoup de gens disent que Wei Jingsheng était l’otage de M. Deng. Il se peut alors que le gouvernement veuille bien revoir son cas», a déclaré Mme Wei Shanshan, contactée par téléphone à son domicile de Hambourg (Allemagne).
Le dissident en exil aux Etats-Unis Wang Juntao est parmi les rares à miser sur une évolution à moyen terme du régime.
«Deng en vie, beaucoup de gens à l’intérieur du parti n’osaient afficher leur volonté de changement, pour ne pas lui faire perdre la face», a déclaré M. Wang, condamné à 13 ans de prison pour sa participation aux événements de Tiananmen mais autorisé en 1994 à se rendre aux Etats-Unis pour raisons de santé.
PEKIN, 20 Février (AFP). — Les milieux dissidents en Chine et à l’étranger ne se faisaient pas beaucoup d’illusions jeudi sur les possibilités d’une libéralisation rapide du régime ni sur une réhabilitation des événements de Tiananmen, après la mort mercredi du patriarche chinois Deng Xiaoping.Selon le chercheur en histoire des sciences Xu Liangying, un militant actif en faveur des droits de l’homme, il n’y aura pas de rupture immédiate avec le passé comme celle qui s’est produite à la mort de Mao Tsé-toung en 1976, car «l’équipe au pouvoir est aujourd’hui beaucoup moins divisée qu’à l’époque».Selon le professeur Xu, âgé de 76 ans, «le gouvernement ne relâchera pas sa politique répressive avant un ou deux ans», car le secrétaire général du Parti communiste Jiang Zemin «est beaucoup...