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Actualités - Chronologie

L'OTAN explore les possibilités intermédiaires entre charte et traité

BRUXELLES, 19 Février (AFP). — L’OTAN a décidé mercredi d’explorer «les possibilités intermédiaires» entre la charte qu’elle propose à la Russie et le traité que demande cette dernière pour formaliser des relations stables et durables entre les deux partenaires, selon des diplomates.
La conclusion d’un traité se heurte à au moins deux «difficultés majeures», selon un responsable de l’OTAN, tandis qu’un diplomate a estimé qu’une telle formule n’était «ni dans l’intérêt de Moscou ni dans celui de l’OTAN».
Lors d’une réunion «informelle» mercredi après-midi des 16 alliés (ambassadeurs) consacrée à la Russie, «un assez large accord» s’est dessiné pour «explorer les possibilités intermédiaires» entre charte et traité, selon un participant.
Le président Boris Eltsine a réaffirmé mercredi que la Russie exigeait, en cas d’élargissement de l’OTAN à l’Europe de l’Est, la signature d’un traité «juridiquement contraignant» lui permettant de contrôler les mouvements de l’Alliance en Europe de l’Est.
A cette demande, l’OTAN oppose «deux difficultés majeures», selon un responsable de l’Alliance: «premièrement, une ratification par les Parlements nationaux demande du temps» et rien ne dit que «la Douma (chambre basse du Parlement russe), dans sa posture hostile actuelle à l’égard de l’OTAN, serait prête à ratifier un tel traité», a-t-il dit sous couvert d’anonymat.
L’exemple du traité de désarmement nucléaire Start II, toujours pas ratifié par la Russie, n’incite pas à l’optimisme de ce point de vue.
De son côté, un diplomate européen a souligné que le Sénat américain pourrait bien lui aussi traîner les pieds, comme il le fait régulièrement dès qu’il s’agit de questions touchant à la Russie.
«Deuxièmement, plus un texte est juridiquement contraignant, plus son contenu sera limité», a poursuivi le même responsable de l’OTAN, en rappelant qu’un tel document serait avant tout l’œuvre de juristes.
Les alliés estiment au contraire qu’un «document politique» permet un potentiel de développement des relations OTAN/Russie beaucoup plus important qu’un traité qui nécessitera, pour chaque nouvelle mesure, un amendement devant être ratifié.
«De nombreux documents peuvent avoir une grande valeur et faire autorité sans être des traités», ajoute ce responsable en citant l’Acte final d’Helsinki (1975) sur les droits de l’homme, l’intangibilité des frontières et l’augmentation de mesures de confiance.
Cette question de la forme d’un futur document entre l’Alliance et la Russie apparaît comme l’une des questions les plus difficiles à résoudre.
Elle sera à l’ordre du jour, dimanche soir à Bruxelles, d’une nouvelle réunion entre le secrétaire général de l’Alliance Javier Solana et le ministre russe des Affaires étrangères Evgueni Primakov, qui essayent depuis janvier de mettre au point un document conjoint.
Dans cette perspective, les 16 alliés ont estimé mercredi qu’il revenait à M. Solana d’apprécier le moment opportun pour proposer à la Russie de commencer à écrire un texte, selon une source diplomatique.
Ils sont aussi convenus de la nécessité d’un «effort d’explication» à l’intention des Russes sur la question des infrastructures qui pourraient être installées dans les pays d’Europe de l’Est qui adhéreront à l’OTAN.
Moscou refuse jusqu’à présent toute extension de ces infrastructures qui incluent pour les Russes aussi bien des QG que des aéroports ou des avions-radars Awacs, selon un diplomate.
Si l’installation de nouveaux QG chez les nouveaux adhérents n’apparaît pas fondamentalement nécessaire, l’OTAN considère en revanche indispensable de leur étendre son réseau de communications et d’installer sur leur sol un système de radars de défense antiaérienne.
A défaut, les nouveaux adhérents se retrouveraient avec un statut de «membre de deuxième niveau» et une clarification s’impose à ce sujet entre l’OTAN et la Russie, selon des diplomates.
BRUXELLES, 19 Février (AFP). — L’OTAN a décidé mercredi d’explorer «les possibilités intermédiaires» entre la charte qu’elle propose à la Russie et le traité que demande cette dernière pour formaliser des relations stables et durables entre les deux partenaires, selon des diplomates.La conclusion d’un traité se heurte à au moins deux «difficultés majeures», selon un responsable de l’OTAN, tandis qu’un diplomate a estimé qu’une telle formule n’était «ni dans l’intérêt de Moscou ni dans celui de l’OTAN».Lors d’une réunion «informelle» mercredi après-midi des 16 alliés (ambassadeurs) consacrée à la Russie, «un assez large accord» s’est dessiné pour «explorer les possibilités intermédiaires» entre charte et traité, selon un participant.Le président Boris Eltsine a réaffirmé...