Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Bucarest : portes ouvertes pour les enfants de la rue

BUCAREST, 14 Février (AFP). — «Ici, la porte reste ouverte en permanence. Comme ça, les enfants savent qu’ils peuvent s’en aller quand ils le souhaitent et revenir sans explications». L’initiative de Marilena Buttu, directrice du centre d’accueil Gavroche, s’inscrit dans la nouvelle logique des autorités roumaines concernant les enfants de la rue.
«En laissant la porte ouverte, nous avons voulu faire comprendre aux enfants qu’ils n’étaient pas «prisonniers» ici, et qu’ils pouvaient choisir entre la violence des rues et la chaleur d’une maison», souligne Mme Buttu.
Tenu sous contrôle par le régime communiste, lorsque tout mineur errant dans la rue était interpellé par la police et remis à ses parents ou placé dans un orphelinat, le phénomène des enfants sans-abri a explosé après la chute de Nicolae Ceausescu, fin 1989.
Les réformes économiques entamées par les nouvelles autorités ont plongé de nombreuses familles dans la misère et poussé nombre d’enfants à se réfugier dans la rue pour essayer d’échapper aux privations de toutes sortes et à la violence domestique.
Ces réformes se sont accompagnées d’une baisse de l’autorité de l’Etat, ce qui a rendu le gouvernement impuissant devant la prolifération des mineurs en vagabondage.
Rien qu’à Bucarest — dans le métro ou aux carrefours des rues — il y a entre 1.500 enfants sans-abri, selon les sources.
«La plupart de ces enfants ont vécu plusieurs années dans la rue. Certains d’entre eux se prostituent, d’autres se droguent, en prisant de la colle, ce qui les rend agressifs ou, au contraire, dépressifs», explique le psychologue Elvira Alexandrescu.
«Mais après plusieurs mois passés dans une maison d’accueil, entourés de chaleur et d’affection, ils deviennent dociles et se débarrassent des mauvaises habitudes acquises dans la rue», ajoute-t-elle.
Si avant 1989, les institutions pour enfants étaient de véritables prisons, depuis sept ans les conditions se sont sensiblement améliorées, et les enfants sont de moins en moins tentés de retourner dans la rue après y avoir fait un «stage».
BUCAREST, 14 Février (AFP). — «Ici, la porte reste ouverte en permanence. Comme ça, les enfants savent qu’ils peuvent s’en aller quand ils le souhaitent et revenir sans explications». L’initiative de Marilena Buttu, directrice du centre d’accueil Gavroche, s’inscrit dans la nouvelle logique des autorités roumaines concernant les enfants de la rue.«En laissant la porte ouverte, nous avons voulu faire comprendre aux enfants qu’ils n’étaient pas «prisonniers» ici, et qu’ils pouvaient choisir entre la violence des rues et la chaleur d’une maison», souligne Mme Buttu.Tenu sous contrôle par le régime communiste, lorsque tout mineur errant dans la rue était interpellé par la police et remis à ses parents ou placé dans un orphelinat, le phénomène des enfants sans-abri a explosé après la chute de Nicolae...