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Actualités - Chronologie

Pétrole contre nourriture : les irakiens s'impatientent

BAGDAD, 13 Février (AFP). — Les Irakiens s’impatientent de savoir quand débuteront les premières livraisons de vivres et de médicaments, deux mois après l’entrée en vigueur de la résolution «pétrole contre nourriture».
«Quand les vivres arriveront-ils?» La question est sur toutes les lèvres. Comme les médias officiels, la population éprouvée par plus de six ans d’embargo n’hésite pas à accuser les Etats-Unis d’entraver l’arrivée des denrées alimentaires.
«Il n’est pas étonnant que ceux qui nous ont affamés pendant six ans retardent encore les livraisons de vivres», affirme Faleh Arzouki, un fonctionnaire.
«Jusqu’à quand devons-nous attendre ces vivres?» s’impatiente Rabab Hussein, mère de quatre enfants. «Tout retard augmentera considérablement le fardeau des Irakiens, et surtout des fonctionnaires, premières victimes de l’embargo» en raison de leurs bas salaires, ajoute-t-elle.
De nombreux Irakiens craignent en outre qu’après le début des opérations d’approvisionnement, les Etats-Unis n’interrompent, sous un prétexte quelconque, l’acheminement des vivres.
«Qui peut nous garantir que les vivres continueront à nous parvenir dans les mois qui viennent?» se demande ainsi un fonctionnaire, Abou Saber.
Sous le titre: «Pourquoi ce retard?» le quotidien officiel «as-Saoura» a accusé jeudi les Etats-Unis, sans les nommer. «Il est clair qu’une partie œuvre à retarder l’application de l’accord», a estimé le journal.

Pas avant avril

Le salaire mensuel moyen d’un fonctionnaire n’est que de 4.000 à 4.500 dinars, soit moins de 5 dollars au cours actuel. L’embargo imposé depuis 1990 par l’ONU à l’Irak a ruiné une grande partie des Irakiens du fait de l’effondrement de la monnaie locale.
Un dollar vaut environ 1.300 dinars actuellement, alors qu’avant la crise du Golfe (1990) le dinar valait 3,4 dollars.
L’accord «pétrole contre nourriture», entré en vigueur le 11 décembre, autorise Bagdad à vendre pour 2 milliards de dollars de brut par semestre pour acheter, sous stricte supervision de l’ONU, des vivres et des médicaments.
Le représentant de l’Irak à l’ONU, M. Nizar Hamdoun, a déploré lundi que deux mois après l’entrée en vigueur de cet accord, ni vivres ni médicaments ne soient encore parvenus en Irak.
Le porte-parole du département d’Etat Nicholas Burns a répliqué le lendemain que l’Irak était le seul responsable des retards, dus selon lui au fait que Bagdad «retarde l’accès à des moyens de transport» pour les représentants de l’ONU qui doivent superviser la distribution des vivres.
Une source proche de l’ONU a récemment indiqué que les opérations de ravitaillement pourraient ne commencer que début avril.
La distribution dans le centre et le sud de l’Irak sera effectuée par les autorités sous la supervision de l’ONU, alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) supervisera les opérations de ravitaillement dans les zones kurdes du nord.
BAGDAD, 13 Février (AFP). — Les Irakiens s’impatientent de savoir quand débuteront les premières livraisons de vivres et de médicaments, deux mois après l’entrée en vigueur de la résolution «pétrole contre nourriture».«Quand les vivres arriveront-ils?» La question est sur toutes les lèvres. Comme les médias officiels, la population éprouvée par plus de six ans d’embargo n’hésite pas à accuser les Etats-Unis d’entraver l’arrivée des denrées alimentaires.«Il n’est pas étonnant que ceux qui nous ont affamés pendant six ans retardent encore les livraisons de vivres», affirme Faleh Arzouki, un fonctionnaire.«Jusqu’à quand devons-nous attendre ces vivres?» s’impatiente Rabab Hussein, mère de quatre enfants. «Tout retard augmentera considérablement le fardeau des Irakiens, et surtout des...