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Actualités - Chronologie

L'avortement, enjeu d'une bataille sur l'aide financière

WASHINGTON, 12 Février (AFP). – La Maison-Blanche se prépare à une nouvelle bataille avec le Congrès à propos de l’aide financière extérieure allouée aux organisations de planning familial à l’étranger, les parlementaires ayant bloqué des fonds qu’ils soupçonnent de servir à promouvoir l’avortement.Depuis trente ans, les Etats-Unis ont participé à l’effort international pour réduire le taux de décès liés à la grossesse et mieux contrôler la croissance démographique, notamment en fournissant aux pays en développement des contraceptifs, une aide technique et des moyens financiers.
L’an dernier, la majorité républicaine au Congrès a réduit de 35% la dotation allouée au programme de planning familial de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). La mise en œuvre du programme a elle-même été suspendue pour neuf mois.
L’objectif des parlementaires était de réimposer un décret présidentiel signé par Ronald Reagan en 1984 interdisant tout soutien financier à des organisations étrangères qui fournissent, soutiennent ou entretiennent des liens avec des services pratiquant des avortements.
Deux jours après sa prise de fonctions, en janvier 1993, le président Bill Clinton avait levé cette interdiction, tout en maintenant l’ancienne politique consistant à ne pas financer directement des services d’avortement avec l’argent des contribuables américains.

La résolution
Smith

La semaine dernière, M. Clinton a adressé une requête au Congrès demandant le déblocage des fonds alloués à l’USAID, qui a récemment averti qu’une grave pénurie de contraceptifs se profilait dans au moins 60 pays et que 17 de ses programmes de planning familial sur les 95 actuellement mis en œuvre dans le monde étaient menacés.
Le président souhaiterait voir rétablis dès le mois de mars les 30 millions de dollars mensuels alloués aux programmes de planning familial de l’USAID, sans attendre la fin de la période de suspension, en juillet, soit quelque 215 millions au titre de l’année 1997.
Le représentant républicain Chris Smith a introduit sa propre résolution pour faire interdire toute aide américaine à des organisations qui utilisent des financements privés pour promouvoir l’avortement. Selon lui, les pays en développement récipiendaires utilisent de façon indiscriminée l’aide normalement dévolue au planning familial, notamment pour pratiquer des avortements.

Une barrière
très claire

La résolution avancée par M. Smith prévoit l’octroi à l’USAID, outre des fonds bloqués en 1996 l’allocation pour 1997, soit au total 713 millions de dollars.
«Nous attribuons davantage d’argent pour le planning familial que (le président) mais nous le faisons en dressant une barrière très claire entre l’avortement et le planning familial», affirme M. Smith, soulignant ne pas être opposé à la contraception.
David Andrews, porte-parole de la Fédération internationale de la maternité planifiée (IPPF), estime que l’interdiction édictée par M. Reagan est «un exemple flagrant de la façon dont un président, en tant que responsable des questions de politique étrangère peut imposer aux femmes du monde entier des mesures qui seraient jugées inconstitutionnelles aux Etats-Unis».
L’avortement est autorisé aux Etats-Unis depuis un jugement de la Cour suprême en 1973.
Le Congrès, qui doit se prononcer sur la résolution de M. Clinton d’ici le 28 février, a commencé mardi à examiner la question.
Selon l’USAID, le nombre moyen d’enfants par femme nés dans les pays en développement est passé de six à trois. De plus, grâce à son action, soutient l’agence, le monde compte aujourd’hui 500 millions de personnes de moins.
WASHINGTON, 12 Février (AFP). – La Maison-Blanche se prépare à une nouvelle bataille avec le Congrès à propos de l’aide financière extérieure allouée aux organisations de planning familial à l’étranger, les parlementaires ayant bloqué des fonds qu’ils soupçonnent de servir à promouvoir l’avortement.Depuis trente ans, les Etats-Unis ont participé à l’effort international pour réduire le taux de décès liés à la grossesse et mieux contrôler la croissance démographique, notamment en fournissant aux pays en développement des contraceptifs, une aide technique et des moyens financiers.L’an dernier, la majorité républicaine au Congrès a réduit de 35% la dotation allouée au programme de planning familial de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). La mise en œuvre du programme...