Effectives à partir de lundi, les nouvelles mesures permettent aux investisseurs étrangers de détenir jusqu’à 100% du capital de compagnies soumises à la loi chypriote, dans certains secteurs.
M. Haris Hadjigrégoriou, un responsable de la Banque centrale de Chypre, a précisé que ces investisseurs pouvaient désormais détenir la totalité du capital d’entreprises opérant dans les secteurs de l’industrie légère, du commerce de gros et de détail, et des services.
La nouvelle réglementation remplace celle de 1986, qui limitait généralement à 49% la part pouvant être détenue par des étrangers dans le capital d’une société soumise à la loi chypriote, à laquelle échappent les très nombreuses firmes off-shore régies par des dispositions spéciales.
Selon M. Hadjigrégoriou, l’investissement minimal pour détenir plus de 49% du capital d’une société commerciale a été fixé à 300.000 livres chypriotes (environ 600.000 dollars américains). Il doit être de 50.000 à 100.000 livres (100.000 à 200.000 USD) pour le secteur des services.
Le gouvernement n’a toutefois pas levé les restrictions pour les investissements dans le domaine des loisirs où le plafond de la participation étrangère demeure limité à 49% du capital et le minimum de l’investissement doit être de 60.000 livres (120.000 USD).
Le niveau d’une éventuelle participation dans le capital de sociétés financières, bancaires, d’assurance et d’édition sera soumis à la discrétion des autorités chypriotes. Ces secteurs étaient jusqu’ici considérés comme «saturés» et les investissements étrangers y étaient découragés.
Enfin, trois secteurs demeurent fermés aux investissements étrangers. Il s’agit de l’aménagement territorial, du transport aérien et des services publics.
Par ailleurs, les hommes d’affaires chypriotes, désireux d’investir à l’étranger, ont été autorisés à transférer davantage de capitaux. Le nouveau plafond a été fixé à 500.000 livres (1 M USD) auxquelles peuvent s’ajouter jusqu’à 500.000 livres supplémentaires à condition que ce montant soit assorti de garanties bancaires.
Avec ces dispositions, Nicosie compte relancer l’économie locale et désamorcer le climat de méfiance au sein des milieux financiers qui craignent une récession, en raison des tensions entre Nicosie et Ankara à la suite de l’annonce par les autorités chypriotes-grecques de l’achat de 20 missiles sol-air russes.
La libéralisation de la réglementation sur les investissements fait partie d’un programme d’harmonisation élaboré par une commission conjointe de l’UE et de Chypre. Les négociations sur une éventuelle adhésion à l’UE de l’île, dont le tiers nord est occupé par la Turquie depuis 1974, doivent commencer dans environ un an.


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