Selon ces mesures à caractère temporaire arrêtées par le commandant de l’armée de l’air, le général Eitan Ben Eliyahu, les pilotes d’hélicoptères devront augmenter la distance séparant leurs appareils en vol et espacer davantage dans le temps leurs décollages.
«Je ne peux pas permettre que les escadrilles d’hélicoptères Yassour 2000 continuent de voler comme si de rien n’était, après ce qui s’est passé. Mais notre objectif est de fixer des normes permanentes de vol permettant à ces appareils d’assurer leurs fonctions», a-t-il déclaré à des journalistes.
Selon le général Ben Eliyahu, la commission d’enquête dirigée par le général de réserve David Ivry doit rendre des conclusions intérimaires avant la fin de la semaine.
Le général Ben Eliyahu s’est concerté avec des pilotes d’hélicoptères vétérans et a fait l’éloge «des remarquables performances» du Yassour 2000, version israélienne du CH-53 Sikorsky américain. Il s’est assis dimanche à la place du copilote d’un de ces appareils, a-t-on encore indiqué de source militaire.
Le premier ministre Benjamin Netanyahu est lui aussi monté à bord d’un Yassour 2000 pour se rendre dimanche soir à Erez, à la lisière de la bande de Gaza, où il a rencontré le président palestinien Yasser Arafat.
Le général Ivry et les autres membres de la commission d’enquête ont également pris place dimanche à bord d’un Yassour dans des conditions de vol voisines de celles qui prévalaient au moment de la catastrophe.
Selon leurs travaux préliminaires, les enquêteurs s’orientent vers une erreur humaine pour expliquer la collision en vol des deux hélicoptères mardi dernier.

