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Actualités - Chronologie

Une armée démunie face aux rebelles

KISANGANI (Zaïre), 7 Février (AFP). — Les revers essuyés par son armée, toujours aussi démunie face aux rebelles bien équipés et organisés dans l’est du Zaïre, obligent Kinshasa à quêter des appuis à l’extérieur.
En quatre mois, la rébellion dirigée par Laurant-Désiré Kabila a conquis un territoire d’un millier de kilomètres de long adossé aux frontières de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, s’étendant au sud jusqu’au port stratégique de Kalémie sur le lac Tanganyika.
Avec la prise de cette ville, les rebelles ont pris pied au Shaba, l’ex-Katanga régulièrement agité par les tentations sécessionnistes et sont désormais présents dans quatre provinces orientales du Zaïre: le Nord et le Sud-Kivu, le Haut-Zaïre et le Shaba.
Selon des sources occidentales à Kisangani, les Forces armées zaïroises (FAZ) reçoivent le soutien des ex-Forces armées rwandaises (FAR) et miliciens hutus Interhamwes qui contiendraient les offensives des rebelles majoritairement tutsis.
Un officier des FAZ a affirmé que les rebelles bénéficient pour leur part de l’appui «d’armées constituées», faisant valoir les moyens de communications sophistiqués et les combattants expérimentés dont ils disposent. Kinshasa dénonce depuis le début de l’offensive rebelle l’implication de ses voisins, rwandais, ougandais et, dans une moindre mesure, burundais.
Le Zaïre a d’ailleurs en fin de semaine dernière, dans une lettre au Conseil de Sécurité, parlé d’agression contre son territoire de la part du Rwanda et de l’Ouganda.
Ces trois pays ont toujours démenti ces accusations. Mais la télévision zaïroise a montré des prisonniers qu’elle a présentés comme des soldats de Kigali et de Kampala, tandis que Kabila admettait qu’une certaine «sympathie» l’unit à ces deux capitales via lesquelles il assure son approvisionnement en armes.
Reste qu’en dépit de la volonté proclamée du pouvoir de «redorer» le blason terni du Zaïre, les FAZ se montrent impuissantes, deux semaines après le début de leur contre-offensive, à contenir les poussées des rebelles.

Campagne de recrutement

L’agence zaïroise de presse (officielle) a annoncé une campagne de recrutement auprès des jeunes gens de 15 à 18 ans, afin de mettre en place de nouvelles brigades d’intervention rapide. Mais l’armée semble toujours confrontée à de graves problèmes logistiques et financiers.
Le nouveau chef d’état-major général, le général Mahele Lioko nommé en décembre pour réorganiser les FAZ, a d’ailleurs passé la semaine dernière en partie à Kinshasa, faisant le siège du gouvernement pour obtenir les dotations nécessaires au maintien, au minimum, d’une ligne de front.
Son prédécesseur avait été limogé pour avoir dénoncé, après les victoires rebelles, le manque de moyens mis à sa disposition.
KISANGANI (Zaïre), 7 Février (AFP). — Les revers essuyés par son armée, toujours aussi démunie face aux rebelles bien équipés et organisés dans l’est du Zaïre, obligent Kinshasa à quêter des appuis à l’extérieur.En quatre mois, la rébellion dirigée par Laurant-Désiré Kabila a conquis un territoire d’un millier de kilomètres de long adossé aux frontières de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, s’étendant au sud jusqu’au port stratégique de Kalémie sur le lac Tanganyika.Avec la prise de cette ville, les rebelles ont pris pied au Shaba, l’ex-Katanga régulièrement agité par les tentations sécessionnistes et sont désormais présents dans quatre provinces orientales du Zaïre: le Nord et le Sud-Kivu, le Haut-Zaïre et le Shaba.Selon des sources occidentales à Kisangani, les Forces armées...