Les accusés sont Fayza Mohamed Allam, Roukia Rida Ghosn, Samira Hussein Jaafar, Zeinab Anis Moubarak, Zeinab Hussein Jaafar, Zalfa Fayez Harb, Hassan Fayez Hijazi, Nawaf et Abbas Mahmoud Moustarah, Philippe Abdo Wazen, Misbah Hussein Saleh, Saadallah Mohamed Hajj Hassan, Moustapha Massoud Asmar, Khodr Ismaël Halabi, Mohamed Yassine Mansour, Bilal Abdel Latif Kaakour, Elias Labib Abla, Raafat Moustapha Assas, Ali et Mohamed Kassem Abou Khodr, Ali Mohamed Hammoud Hajj Hassan, Hassan Ismaël Hamdar, Fawwaz et Fady Ali Assas, Zahi Mohamed Fayad Mchaik, Hussein Ali Mohamed Hajj Hassan, Houaychane Ismaël Ismaël, Ahmed Hassan Katay, Jean Afif Halaoui et Antoine Gergès Saad.
Selon l’acte d’accusation, le trafic de la drogue était confié aux femmes qui dissimulaient l’héroïne dans les parties intimes de leurs corps. Cinquante kilogrammes d’ héroïne ont pu ainsi être envoyées aux Etats-Unis et au Canada.
C’est l’arrestation de Fayza Allam et les aveux de cette dernière qui ont permis le démantèlement du réseau de trafiquants. Fayza a été arrêtée dans un hôtel de Damas après que les services de sécurité syriens eurent trouvé que la fréquence de ses déplacements à l’étranger et de ses appels téléphoniques était suspecte. La police syrienne a découvert 732 grammes d’héroïne dans sa chambre. Soumise à un interrogatoire serré, Fayza n’a pas tardé à passer aux aveux et c’est sur base de ses révélations que les responsables syriens ont décidé de la remettre aux autorités libanaises qui suivaient la piste d’un réseau de trafiquants.
A Beyrouth, Fayza devait fournir aux enquêteurs le bilan détaillé de ses activités au sein de la bande et du rôle de chaque membre du réseau dans le trafic de la drogue depuis 1990.

