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Actualités - Reportage

Huit égyptiennes sur dix favorables à l'excision

LE CAIRE, 6 Février (AFP). — Huit Egyptiennes sur dix sont favorables à la poursuite de l’excision car elles estiment qu’il s’agit d’une «bonne tradition», selon une étude réalisée par le Conseil national de la population.
Selon l’étude sur la «démographie et la santé en Egypte en 1995», effectuée auprès de 14.779 femmes mariées de 15 à 49 ans, il ressort que 97% des Egyptiennes sont excisées. Ce taux est de 99,5% dans les campagnes contre 94% dans les villes.
Cette enquête générale sur la santé en Egypte est réalisée tous les trois ans par le Conseil national de la population, qui dépend du ministère égyptien de la Santé, mais c’est la première fois qu’une étude exhaustive et séparée sur l’excision y est ajoutée.
En outre, selon une étude clinique réalisée auprès de 1.399 femmes de différentes régions d’Egypte, il ressort que dans 64% des cas, il s’agit d’une ablation du clitoris et des petites lèvres, dans 18,7% uniquement du clitoris, dans 7,8% des petites lèvres et dans 9,4% des grandes lèvres. En revanche, l’infibulation (excision du clitoris, des petites et grandes lèvres) est très rare.
Cette tradition reste très ancrée en Egypte puisque 82% des femmes la soutiennent alors que 13% y sont opposées et 5% n’ont pas d’opinion arrêtée sur la question.
Chez les femmes titulaires du baccalauréat, le soutien à l’excision tombe à 56,5%, contre 93,1% chez celles qui n’ont pas été à l’école.
Pour les partisanes de cette pratique, 58,3% estiment que c’est une «bonne tradition», 36,1% qu’il s’agit d’une affaire de propreté, 30,6% que c’est requis par la religion, 9,1% que cela préserve la virginité, 8,9% que cela offre une meilleure opportunité de mariage. Enfin, 5,6% des femmes interrogées estiment que l’excision «empêche» l’adultère et 3,8% d’entre elles soulignent qu’elle donne du plaisir au mari.
Celles qui s’opposent à l’excision justifient leur refus par les complications médicales qu’elle suscite (45,7%), car il s’agit d’une «tradition néfaste» (37,8%), car elle va à l’encontre de la religion (29,8%), car il s’agit d’une expérience douloureuse (27,3%), car elle empêche la satisfaction sexuelle (19,6%). Enfin, pour 12,1% de ces femmes, l’excision porte atteinte à la dignité de la femme.
Parmi les mères, 9 sur dix affirment avoir déjà excisé leur fille ou avoir la ferme intention de le faire. L’âge moyen de l’excision, pour la mère comme pour la fille, se situe autour de 10 ans et les deux tiers des mères comme des filles ont été excisées entre 7 et 10 ans, soit avant la puberté.
Si 68% des mères ont subi l’excision par un «daya» (circonciseurs traditionnels) ou un barbier, 54,8% des filles ont été opérées par du personnel médical (médecin ou infirmière). Si 89,3% des mères ont été excisées à la maison et 7,3% dans un hôpital, 67,3% des filles l’ont été à domicile et 27,8% à l’hôpital.
Les deux tiers des mères ont été excisées avec un rasoir (contre 40,4% des filles) et 10,3% avec un scalpel (38,9% des filles). Par ailleurs, si 69,4% des mères ont été opérées sans anesthésie, elles ne sont plus que 25% aujourd’hui. 59,7% ont bénéficié d’une anesthésie locale.
LE CAIRE, 6 Février (AFP). — Huit Egyptiennes sur dix sont favorables à la poursuite de l’excision car elles estiment qu’il s’agit d’une «bonne tradition», selon une étude réalisée par le Conseil national de la population.Selon l’étude sur la «démographie et la santé en Egypte en 1995», effectuée auprès de 14.779 femmes mariées de 15 à 49 ans, il ressort que 97% des Egyptiennes sont excisées. Ce taux est de 99,5% dans les campagnes contre 94% dans les villes.Cette enquête générale sur la santé en Egypte est réalisée tous les trois ans par le Conseil national de la population, qui dépend du ministère égyptien de la Santé, mais c’est la première fois qu’une étude exhaustive et séparée sur l’excision y est ajoutée.En outre, selon une étude clinique réalisée auprès de 1.399 femmes de...