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Actualités - Chronologie

Les bédouins palestiniens menacés par la colonisation israélienne

ABOU DIS (Cisjordanie), 6 Février (AFP). — Quand des bulldozers de l’armée israélienne ont rasé l’un des campements de sa tribu pour préparer l’extension d’une colonie juive, cheikh Abou Ahmad el-Hirch a senti que le sort s’acharnait encore une fois sur les bédouins de Palestine.
«Pour nous bédouins, Israël a barré l’accès à la mer Méditerranée en établissant des réserves naturelles, a érigé des murs de défense face à la mer Morte et agrandit maintenant Maalé Adoumim en prenant notre terre», constate cheikh Hirch, chef du clan tribal des Jahaline.
Selon les bédouins, Israël n’a cessé de les refouler de leurs terres pour favoriser l’expansion des colonies, comme c’est le cas pour Maalé Adoumim, la plus importante implantation de Cisjordanie, à la sortie est de Jérusalem.
«Notre mode de vie est en train de disparaître et nous sommes obligés de nous installer dans des maisons en dur», ajoute cheikh Hirch, 43 ans, la tête enveloppée dans un keffieh.
Le chef de la tribu de 350 familles croit que les bulldozers reviendraient pour dégager totalement le terrain où vit encore une partie des siens.
Les autorités israéliennes affirment que seules 55 familles seraient réinstallées sur la colline de Rarbne, près du campement, mais cheikh Hirch se dit convaincu que tous seraient forcés d’évacuer le secteur avec leurs 14.500 têtes d’ovins.
La nouvelle génération des quelque 130.000 bédouins qui vivent en Israël et en Cisjordanie sont cependant plus attirés par un mode de vie moderne que par les étendues désertiques. Des membres de la tribu des Jahaline ont même franchi le pas en s’installant dans le village d’Abou Dis.
M. Taleb Sanaa, le seul membre bédouin du Parlement israélien, estime que la moitié des bédouins d’Israël ont définitivement renoncé à leur mode de vie depuis la création de l’Etat juif en 1948.
M. Sanaa, originaire du désert du Néguev (sud), accuse Israël de pousser les bédouins à s’installer dans sept petites réserves et de leur refuser les permis d’y construire des maisons. «Les jeunes rêvent de progrès (…) mais personne ne les autorise à construire des habitations», assure-t-il.
«Israël veut les entasser comme des sardines (…) alors qu’ils n’ont jamais eu l’habitude de vivre serrés», ajoute-t-il.
ABOU DIS (Cisjordanie), 6 Février (AFP). — Quand des bulldozers de l’armée israélienne ont rasé l’un des campements de sa tribu pour préparer l’extension d’une colonie juive, cheikh Abou Ahmad el-Hirch a senti que le sort s’acharnait encore une fois sur les bédouins de Palestine.«Pour nous bédouins, Israël a barré l’accès à la mer Méditerranée en établissant des réserves naturelles, a érigé des murs de défense face à la mer Morte et agrandit maintenant Maalé Adoumim en prenant notre terre», constate cheikh Hirch, chef du clan tribal des Jahaline.Selon les bédouins, Israël n’a cessé de les refouler de leurs terres pour favoriser l’expansion des colonies, comme c’est le cas pour Maalé Adoumim, la plus importante implantation de Cisjordanie, à la sortie est de Jérusalem.«Notre mode de vie est...