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Actualités - Chronologie

Législatives sans grands espoirs aujourd'hui au Pakistan (photo)

ISLAMABAD, 2 Février (AFP). — Les Pakistanais se rendent aux urnes lundi pour la quatrième fois en huit ans pour élire des députés dont ils ne s’attendent guère à ce qu’ils s’attaquent aux problèmes endémiques du pays. Les principales figures politiques pakistanaises ont achevé leur campagne électorale à Lahore, la capitale de la province du Penjab, la plus peuplée et la plus puissante de ce pays de plus de 130 millions d’habitants.
L’ancien premier ministre Nawaz Sharif, 47 ans, qui dirige la Ligue musulmane pakistanaise y a estimé lors de sa dernière réunion publique que «les élections du 3 février se termineront avec notre victoire».
Les sondages effectués pendant la campagne électorale indiquent que M. Sharif devrait remporter ces élections destinées à renouveler l’Assemblée nationale dissoute le 5 novembre dernier par le président Faroq Leghari qui a aussi destitué le gouvernement de Mme Benazir Bhutto, accusée de corruption, d’abus de pouvoir et de violations des droits de l’homme.
Mme Bhutto, 45 ans, a accusé le président Leghari, son ancien collaborateur au sein du Parti du Peuple Pakistanais (PPP), de vouloir «truquer» les élections, une accusation qui sonne comme un aveu de défaite.
Le résultat le plus attendu sera celui que réalisera l’ancien champion du monde de cricket, Imran Khan, 44 ans, nouveau venu sur la scène politique pakistanaise et qui a mené sa campagne sur le thème de la lutte contre la corruption.
Ce thème semble être particulièrement bien reçu par les 56 millions d’électeurs qui considèrent que la classe dirigeante est dans son ensemble largement corrompue. Ils la jugent en outre peu intéressée à s’attaquer aux problèmes du pays: chômage et inflation croissants, dette extérieure de moins en moins supportable et réserves de changes qui fondent à vue d’œil.
Dans la province du Sindh (sud du pays) un duel interne à la famille Bhutto opposera à Larkana, berceau de cette famille, de grands propriétaires, Ghinva Bhutto, 34 ans à sa belle-mère, la bégum Nusrat Bhutto soutenue par sa fille Benazir.
Ghinva Bhutto est l’épouse de Murtaza Bhutto tué au cours d’un accrochage avec la police en septembre à Karachi et qui avait créé une faction dissidente du PPP, opposée aux orientations de Benazir Bhutto.
Ghinva Bhutto peut capitaliser sur son nom l’émotion suscitée dans une partie de l’électorat du PPP par la disparition de son mari.
Le mari de Mme Bhutto, Asif Ali Zardari est actuellement en prison, accusé d’avoir trempé dans cet assassinat.
Le principal parti musulman radical la Jamaat-i-Islami a décidé de ne pas participer à ce scrutin que son chef, Qazi Hussein Ahmad, a qualifié de «farce» en raison de la candidature de tous ceux qu’il considère comme des politiciens corrompus.
Plus de 1.800 candidats sont en lice pour 214 sièges à l’Assemblée nationale.
4.426 autres se disputeront 479 places des quatre assemblées provinciales du Sindh, bastion traditionnel de Mme Bhutto, du Penjab d’où sont originaires MM. Sharif et Khan, du Balouchistan et de la frontière du Nord-Ouest où se trouvent les zones tribales qui participeront pour la première fois à une élection nationale.
Ces élections se dérouleront sous la double surveillance d’observateurs étrangers, venus notamment de l’organisation du Commonwealth, et de 250.000 militaires et policiers mobilisés pour la sécurité.
Les opérations électorales doivent commencer lundi à (7 heures GMT) pour se terminer à (16 heures GMT). Les résultats devraient être connus dans la matinée de mardi.
ISLAMABAD, 2 Février (AFP). — Les Pakistanais se rendent aux urnes lundi pour la quatrième fois en huit ans pour élire des députés dont ils ne s’attendent guère à ce qu’ils s’attaquent aux problèmes endémiques du pays. Les principales figures politiques pakistanaises ont achevé leur campagne électorale à Lahore, la capitale de la province du Penjab, la plus peuplée et la plus puissante de ce pays de plus de 130 millions d’habitants.L’ancien premier ministre Nawaz Sharif, 47 ans, qui dirige la Ligue musulmane pakistanaise y a estimé lors de sa dernière réunion publique que «les élections du 3 février se termineront avec notre victoire».Les sondages effectués pendant la campagne électorale indiquent que M. Sharif devrait remporter ces élections destinées à renouveler l’Assemblée nationale dissoute le...