PARIS, 2 Février (AFP). — L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing a estimé avoir «un peu brisé un tabou» sur l’Algérie en affirmant jeudi qu’il était favorable à la participation aux prochaines élections dans ce pays de toutes les forces politiques, y compris des «islamistes». «C’est comme ça que cela a été ressenti», a dit M. Giscard d’Estaing, qui a expliqué sur la radio privée Europe Un que «vis-à-vis de l’Algérie, notre position, celle des hommes politiques, celle des milieux dirigeants français est par la force des choses délicate». «C’est maintenant un des pays de la communauté internationale et donc il est normal qu’on en parle. Et en même temps nous avons, bien qu’il s’éloigne, un passé particulier avec l’Algérie, marqué par les conditions très douloureuses de l’accession à l’indépendance de ce pays il y a maintenant trente-cinq ans», a ajouté l’ancien président français. Vendredi, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, s’en était vivement pris aux responsables politiques français qui ont commenté la situation algérienne, estimant en particulier que les propos de l’ancien président français «participent d’une contribution malsaine à une tentative de réhabilitation de ceux qui sont précisément à l’origine de la tragédie que vit notre pays». Interrogé sur une éventuelle participation du Front islamique du salut (FIS-dissous) à la consultation électorale, M. Giscard d’Estaing avait indiqué: «S’il apparaissait légitime que des partis se présentent aux élections de 1991, je ne vois pas les raisons pour lesquelles ils ne pourraient pas se représenter aujourd’hui». «Je n’ai pas prononcé le nom de FIS» (lors de la conférence de presse de jeudi), a souligné M. Giscard d’Estaing.
PARIS, 2 Février (AFP). — L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing a estimé avoir «un peu brisé un tabou» sur l’Algérie en affirmant jeudi qu’il était favorable à la participation aux prochaines élections dans ce pays de toutes les forces politiques, y compris des «islamistes».«C’est comme ça que cela a été ressenti», a dit M. Giscard d’Estaing, qui a expliqué sur la radio privée Europe Un que «vis-à-vis de l’Algérie, notre position, celle des hommes politiques, celle des milieux dirigeants français est par la force des choses délicate».«C’est maintenant un des pays de la communauté internationale et donc il est normal qu’on en parle. Et en même temps nous avons, bien qu’il s’éloigne, un passé particulier avec l’Algérie, marqué par les conditions très douloureuses...
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