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Actualités - Chronologie

Conférence des ministres arabes de l'intérieur à partir d'aujourd'hui à Tunis

TUNIS, 3 Janvier (AFP). — Le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur tiendra, à partir de samedi à Tunis, sa réunion annuelle qui doit être axée sur l’examen et l’adoption d’un projet de «stratégie arabe de lutte contre le terrorisme».
Ce projet, à l’étude depuis plus d’une année, a été élaboré en juin dernier au Caire, siège de la Ligue arabe, par un groupe d’experts de 15 pays membres et doit être soumis pour adoption à la conférence de Tunis, selon l’ordre du jour de cette 14e session du Conseil qui regroupe les ministres de 21 pays arabes et de l’Autorité palestinienne.
Le projet vise à intensifier la coopération interarabe dans la lutte contre le terrorisme, particulièrement celui lié à la violence des groupes islamistes. Il propose notamment une définition du terrorisme faisant la distinction entre d’une part «les actes de violence organisés visant à semer la terreur et qu’il faut combattre» et, d’autre part, «le droit légitime à la lutte armée de peuples contre l’occupation étrangère», dans une allusion à l’occupation israélienne de territoires arabes.
Selon le secrétariat général du Conseil des ministres de l’Intérieur ayant pour siège Tunis, le projet affirme notamment la nécessité d’une coopération aux plans arabe et international pour parvenir à «combattre efficacement» le terrorisme, d’autant que ce phénomène ne cesse de s’étendre à plusieurs parties du monde.
Lors de la précédente session du Conseil début janvier 1996 à Tunis des désaccords s’étaient manifestés entre participants sur une définition du terrorisme, la Syrie, le Liban et les Palestiniens insistant notamment pour y inclure la notion de «légitimité de la lutte armée contre l’occupation étrangère».

Un «code de conduite»

Les ministres arabes avaient déjà adopté «à l’unanimité», au cours de leur dernière conférence, un «code de conduite» antiterrorisme engageant tous les Etats arabes à combattre le terrorisme et à s’abstenir «d’entreprendre, de participer ou d’encourager de quelque façon que ce soit à l’organisation d’actions terroristes» et de donner asile aux auteurs de tels actes.
L’Egypte, qui est avec l’Algérie l’un des pays arabes les plus touchés par la violence de groupes armés liés à l’intégrisme, avait pris l’initiative de proposer en janvier 1995 l’élaboration d’un tel «code de conduite» visant à restreindre les possibilités de mouvement et d’approvisionnement de ces groupes.
Ces deux pays, ainsi que Tunis qui affirme avoir totalement éradiqué l’activisme islamiste depuis plus de cinq ans, ont souvent appelé à une meilleure coopération internationale, de la part de l’Europe comme des pays arabes pour juguler le terrorisme.
A l’instar des précédentes sessions, le Soudan risque d’être montré du doigt, particulièrement par Le Caire et Alger qui accusent régulièrement Khartoum d’être une «base» de soutien au terrorisme islamiste.
Les ministres arabes de l’Intérieur doivent, par ailleurs, faire le point du degré d’application du plan arabe de lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé et d’un programme pour le renforcement de la «sécurité intérieure» dans les pays arabes qui ont été adoptés ces dernières années, selon l’ordre du jour qui compte une quinzaine de points.
La conférence prévue pour durer trois jours devrait s’achever lundi par la publication d’un communiqué final.
TUNIS, 3 Janvier (AFP). — Le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur tiendra, à partir de samedi à Tunis, sa réunion annuelle qui doit être axée sur l’examen et l’adoption d’un projet de «stratégie arabe de lutte contre le terrorisme».Ce projet, à l’étude depuis plus d’une année, a été élaboré en juin dernier au Caire, siège de la Ligue arabe, par un groupe d’experts de 15 pays membres et doit être soumis pour adoption à la conférence de Tunis, selon l’ordre du jour de cette 14e session du Conseil qui regroupe les ministres de 21 pays arabes et de l’Autorité palestinienne.Le projet vise à intensifier la coopération interarabe dans la lutte contre le terrorisme, particulièrement celui lié à la violence des groupes islamistes. Il propose notamment une définition du terrorisme faisant la...