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Actualités - Chronologie

Embargo aérien : le conseil de sécurité rejette l'argumentaion de la Libye

NEW YORK (Nations Unies), 30 Janvier (AFP). — Le Conseil de Sécurité de l’ONU a officiellement rejeté l’argumentation de la Libye, qui estime ne plus être tenue de respecter l’embargo aérien depuis le survol de son territoire par un aérostat américain.

Dans une déclaration lue en séance formelle à New York par son président en exercice, le Conseil de Sécurité a pris note «avec préoccupation» de la lettre libyenne du 17 janvier dans laquelle le chef de la diplomatie, Omar Mountasser, annonçait que la Libye reprendrait immédiatement tous ses vols internationaux.
La Libye a utilisé l’autorisation de survol qu’elle a accordée à la dernière minute à un aéronaute américain, Steve Fossett, qui essayait de faire le tour du monde en ballon, pour remettre en cause l’embargo de l’ONU imposé en 1992 après des accusations de terrorisme (affaires Lockerbie et UTA).
La position libyenne est «incompatible» avec la résolution 748 des Nations Unies qui avait décrété les sanctions, ont estimé les 15 pays membres du Conseil de Sécurité.
En effet, cette résolution n’empêche pas «le survol du territoire libyen», mais interdit «tous les vols internationaux à destination et en provenance de la Libye», rappelle la déclaration de New York, qui met en garde contre toute violation.

Nouveau pied de nez

Le Conseil de Sécurité a, par ailleurs, demandé la saisine du comité des sanctions de l’ONU contre la Libye pour le vol le 21 janvier d’un avion immatriculé en Libye à destination d’Accra (Ghana), où il a atterri et d’où il est ensuite reparti.
Le Ghana s’est empressé de dire que l’autorisation d’atterrir n’avait été donnée que parce que l’avion était «à court de carburant» et qu’il y avait «urgence». La Libye a, pour sa part, affirmé qu’une délégation libyenne à bord de l’appareil avait eu des entretiens officiels à Accra.
Dans sa déclaration, le Conseil de Sécurité a appelé l’attention des Etats membres de l’ONU sur «les obligations» que la résolution 748 leur impose «dans l’éventualité où un appareil immatriculé en Libye chercherait à atterrir sur leur territoire».
La Libye avait elle-même annoncé cette violation de l’embargo vers le Ghana, justement après la lettre de M. Mountasser, et l’affaire était apparue comme un nouveau pied de nez du colonel Mouammar Kadhafi à l’ONU et à Washington.
L’agence officielle libyenne JANA avait fait état du vol aller-retour vers Accra jeudi dernier, alors que le nouveau secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, lui-même de nationalité ghanéenne, était reçu à la Maison-Blanche par le président Bill Clinton.
Depuis 1992, Tripoli fait l’objet d’un embargo aérien et sur les armes des Nations Unies en liaison avec les attentats meurtriers contre des avions de la Pan Am et d’UTA, et le refus libyen d’extrader des suspects.
Lors des consultations à huis clos de ces derniers jours, le Conseil de Sécurité est une nouvelle fois apparu divisé, selon des diplomates. D’un côté, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont restés fermes vis-à-vis de la Libye. De l’autre côté la Russie, la Chine et l’Egypte ont renouvelé leurs appels au compromis pour mettre fin aux sanctions.
NEW YORK (Nations Unies), 30 Janvier (AFP). — Le Conseil de Sécurité de l’ONU a officiellement rejeté l’argumentation de la Libye, qui estime ne plus être tenue de respecter l’embargo aérien depuis le survol de son territoire par un aérostat américain.Dans une déclaration lue en séance formelle à New York par son président en exercice, le Conseil de Sécurité a pris note «avec préoccupation» de la lettre libyenne du 17 janvier dans laquelle le chef de la diplomatie, Omar Mountasser, annonçait que la Libye reprendrait immédiatement tous ses vols internationaux.La Libye a utilisé l’autorisation de survol qu’elle a accordée à la dernière minute à un aéronaute américain, Steve Fossett, qui essayait de faire le tour du monde en ballon, pour remettre en cause l’embargo de l’ONU imposé en 1992 après...